Société Des études scientifiques expliquent pourquoi les propriétaires d’animaux ont tendance à les considérer comme des enfants.

L’animal de compagnie a une place de plus en plus importante dans notre société et certains n’hésitent pas à considérer leur chien ou leur chat comme un membre de la famille, voire comme leur enfant. Ils leur parlent avec une voix douce, les embrassent, leur donnent des petits noms affectueux, leur offrent des cadeaux à longueur d’année (dont ils n’ont pas forcément l’usage), parlent d’eux du matin au soir et inondent les réseaux sociaux de photos montrant leurs exploits…

Comment expliquer ce phénomène ? Plusieurs études scientifiques apportent des éléments de réponse.

Luke Stoeckel, chercheur américain, a montré à travers une étude datant de 2014 que le cerveau humain réagit de la même manière lorsque l’on montre une photo de bébé ou une photo d’un chien ou d’un chat à son géniteur/propriétaire. "Les zones du cerveau associées à l’émotion, le traitement visuel, une récompense, l’interaction sociale et l’affiliation tous présentaient une activité accrue lorsqu’on a présenté aux mamans des photos de leur enfant ou leur chien", indique l’étude.

Une autre enquête, menée en 2015, a montré qu’interagir avec son animal provoque une libération d’ocytocine chez le propriétaire et chez l’animal. Cette hormone connue sous l’appellation "’d’hormone de l’amour" est connue pour son rôle dans l’accouchement. Elle explique aussi en partie la création du lien affectif entre parents et enfants.

Enfin, si de nombreux propriétaires de chiens et chats ont tendance à gagatiser (plus ou moins fort) en leur parlant, il y a aussi une explication.

D’après des chercheurs , cette façon de s’adresser à Médor ou Minou, semblable à celle que l’on peut utiliser pour s’adresser à un bébé serait tout simplement la plus efficace. Ils ont en effet démontré que les animaux se montrent plus attentifs lorsqu’on leur parle de cette manière. Elle permet en effet de faire passer efficacement ses émotions et de les communiquer à son petit compagnon.