SAINT-GHISLAIN

Du 15 avril au 2 mai 1944, la ville a vécu l’enfer et fut rayée de la carte

EXPOSITIO Deux semaines d’enfer sur Saint-Ghislain, la ville avant les bombardements et la reconstruction : c’est ce que va retracer l’exposition ZB 909 des bombes sur Saint-Ghislain, du 24 avril au 2 mai.

La pire nuit fut la dernière, celle du 1er au 2 mai 1944 : 550 tonnes de bombes anglaises et américaines avaient été lâchées. Les objectifs, comme les jours précédents: le noeud ferroviaire et les industries, qui contribuaient à l’effort de guerre allemand

Mais à l’époque , on ne s’embarrassait pas de demi-mesures. En 13 jours, la moitié des 1250 immeubles de la ville furent rasés, la plupart des autres endommagés.

Plus d’une centaine d’habitants furent également tués. Un chiffre relativement bas qui s’explique par le fait que la ville fut évacuée avant le grand bombardement final.

La reconstruction de Saint-Ghislain, une des plus anciennes ville de Belgique, prit, elle, des années.

L’exposition ZB 909 des bombes sur Saint-Ghislain se tiendra du 24 avril au 2 mai (de 14 h à 18 h) dans la salle de cérémonies de l’ancien hôtel de ville et Halle (place des Combattants).

Des visites de groupes sont possibles sur rendez-vous pour les écoles.

Infos : 065/80.35.15.

C. Lo.

Des membres de la défense aérienne passive de Saint-Ghislain, laquelle était composée de volontaires, de permanents et de réquisitionnés.