Écrit et imprimé avant l’annonce de la fin de carrière de notre championne de tennis, le livre Justine Henin en 26 lettres, de Louis Mathoux, écrivain-poète-journaliste, se pose pourtant en bilan du parcours de la Rochefortoise. Sur, et, surtout, en dehors des courts.

“Il y a eu plusieurs livres pro-Henin, écrits notamment par des collaborateurs et amis de la tenniswoman, ainsi que l’ouvrage rédigé par son papa sur leurs rapports assez conflictuels”, explique le Brabançon. “Je pensais donc qu’un livre rédigé par un journaliste neutre comme moi était nécessaire. Mon ouvrage est susceptible de faire connaître au grand public certains aspects ignorés ou peu connus de la vie, de la personnalité et de la carrière de Justine. Il ne s’agit nullement d’un panégyrique à la gloire de cette icône tennistique, loin de là. Je suis parfois quelque peu agacé par l’attitude de certains commentateurs qui se croient obligés de verser dans une forme d’obséquiosité plus ou moins avouée, uniquement parce qu’il s’agit d’une célébrité. C’est dès lors pour cela que, tout en soulignant les qualités tennistiques exceptionnelles de Justine ainsi que son palmarès éblouissant, j’ai également tenu à aborder des points plus controversés de sa personne et de son histoire, y compris certains sujets qui peuvent éventuellement fâcher...”

Si la championne a séduit l’auteur, la femme – et son entourage –, certainement pas. Cela transpire d’un livre souvent à décharge, parfois même... publique, lorsqu’il évoque certaines rumeurs, sans les étayer, en les déniant mais en les relayant. La personnalité décriée de Justine – dont la plus grande faute fut sans doute d’avoir mal choisi ses conseillers – est déclinée en un abécédaire de 26 lettres, autant de flèches décochées en Vingt Cœurs.

Justine Henin en 26 lettres, de Louis Mathoux, aux éditions S comme Sport. Prix : 15 €.