8 jours pour mourir

Publié le - Mis à jour le

Poulet aux prunes. Plutôt savoureux, au final

COMÉDIE RÉSUMÉ. Depuis que son épouse a brisé son violon, Nasser-Ali ne parvient plus à recréer les sonorités qui lui permettaient de faire vivre en notes la seule femme qu’il ait jamais aimée, Irâne. Il décide donc de se laisser dépérir et d’appeler à lui l’ange de la mort.

(((;;

NOTRE AVIS. À l’entame du film, on se dit que Marjane Satrapi a trop regardé Amélie Poulain. Même ton en voix off, même colorisation un peu passéiste, même manière de raconter la vie des personnages. Plutôt énervant, quoi. Puis, changement radical de ton. Chacun des 8 derniers jours de Nasser-Ali possède sa propre ambiance, sa poésie, ses petites séquences magiques qui rendent le peu sympathique personnage principal finalement touchant.

Plus les tableaux se rapprochent du cimetière, plus, à travers une vision assez dandy et cocasse de la mort (Edouard Baer, fabuleux), Marjane Satrapi célèbre la vie dans tous ses éclats et sa brillance. Un parti pris enchanteur, qui parvient à faire vibrer en douceur bien des cordes sensibles pour nous laisser en mémoire de belles images à mi-chemin entre la réalité et le dessin, comme celles qui hantent nos rêves.

En dépit d’un démarrage poussif ou de séquences très lentes, répétitives, dont on ne comprend pas toujours l’intérêt, ce Poulet aux prunes, qui lorgne beaucoup la BD dont il est inspiré, a finalement bon goût.

P. L.

Poulet aux prunes

Comédie poétique

Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Avec Mathieu Amalric, Jamel Debbouze, Isabelle Rossellini, Chiara

Mastroianni, Edouard Baer, Maria de Meideros, Golshifteh Farahani

Durée 1h33

Un joli conte sur la mort, poétique, surréaliste. Avec un casting de très haut vol. cineart

Publicité clickBoxBanner