MONS

Le public relation de la police montoise a immortalisé les majorettes de Jemappe

PHOTO Le musée de la Photographie de Charleroi, c’est un peu comme Hollywood pour le cinéma, c’est l’endroit rêvé pour exposer ses œuvres. Et c’est ce qui attend le Montois Anthony Anciaux, photographe de moins en moins amateur.

“J’ai participé au concours national de photographie ouverte, qui a lieu tous les trois ans et qui s’adresse à tous les photographes belges. Plus de 300 personnes ont proposé leurs œuvres. Une vingtaine a été sélectionnée, dont la mienne”, se réjouit notre hom- me, par ailleurs porte-parole de la police montoise et professeur de communication à l’école d’officiers de la police fédérale. “Je sais juste que j’ai un prix. Ils seront remis lors du vernissage de l’exposition ce vendredi.”

Ce qui a séduit le jury ? Une série de portraits consacrés aux majorettes de Jemappe ! Des photos prises lors de la Cavalcade et à d’autres occasions.

“Cette idée est venue au départ d’une réflexion, sur la disparition progressive de certains groupes folkloriques, une certaine image du passé alors que ce sont des jeunes filles énergiques et motivées. Il y a aussi la confrontation avec les clichés véhiculés par les films américains”, poursuit Anthony Anciaux, qui nous explique aussi son modus operandi.

“Je ne fais que des portraits, à la lumière naturelle, sans mise en scène. Je recherche l’expressivité avant tout.” Le Montois a d’autres projets en route, financés par des commandes : le catch sauce belge avec le BPS22 de Charleroi, illusions clair-obscur avec le musée Ianchelevici de La Louvière (portraits de Montois, mais façon Renaissance).

À l’issue de l’exposition au musée de la Photographie (22 mai au 19 septembre), les clichés intégreront la collection permanente du musée.

Cedric Lobelle

Envie d’en savoir ? www.blackroom.be.