Les participants ont fait revivre les combats de nos ancêtres en chantant

MUSIQUE CHARLEROI Le pari est réussi pour le Centre Jeunes Taboo. La salle des Écuries était pleine samedi soir. Les spectateurs se sont massés pour assister au premier festival de la chanson ouvrière, organisé dans le cadre de Charleroi 1911-2011.

C’était pour eux l’occasion de se souvenir des combats menés par nos ancêtres pour défendre leurs droits de travailleurs face au patronat.

Le festival s’est ouvert avec la chorale ouvrière créée par PAC Charleroi. 55 citoyens carolorégiens, chanteurs amateurs ou confirmés, ont bien chauffé la salle avant de laisser la place aux 14 participants du concours.

Parmi ceux-ci, il y avait Le Duc et les Causeries. Fabrice Gobessi, le chanteur du groupe carolorégien, n’a pas hésité longtemps avant de participer. “J’ai été contacté par Émilie du Centre Jeunes Taboo pour reprendre une chanson tirée du répertoire social du 19e siècle, explique-t-il. J’ai tout de suite accepté d’interpréter Le front des travailleurs. Ce chant parle des travailleurs étrangers.”

Ce thème se rapporte à sa propre histoire. “Mon grand-père est venu d’Italie pour travailler dans la mine en Belgique. Il est d’ailleurs décédé de la maladie de la mine. Cela me tenait donc à cœur de la chanter pour lui.”

Accompagné par son père, Roberto Gobessi, à la guitare et par Daniel Cani au clavier, Le Duc a offert une prestation plus intimiste.

Ce festival a également attiré des candidats venus de Nivelles, de Bruxelles, de Liège et même de Flandre. Les trois premiers prix ont récompensé Iris, Simone et Edgard Funkel et Matos Feros. La chorale de Vie féminine Le Donne Cantante a, de son côté, remporté le prix du public.

M.Ad.

La chorale citoyenne de PAC a ouvert le premier festival de la chanson ouvrière samedi. adam