Belliraj : trop tôt pour un procès en Belgique

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Mais des enquêtes sont toujours en cours dans notre pays

BRUXELLES Hier, le député CDH Georges Dallemagne interpellait le ministre de la Justice Jo Vandeurzen sur le dossier relatif au Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj, chef présumé d'un réseau terroriste, soupçonné d'avoir commis plusieurs meurtres en Belgique. "Il semble que la coopération entre le Maroc et la Belgique soit mauvaise et opaque, souligne le député CDH. Nous ne pouvons nous satisfaire d'une telle collaboration."

Le ministre de la Justice a répondu qu'aucune convention de coopération n'ayant cours entre la Belgique et le Maroc, les avocats belges ne peuvent plaider au Maroc en faveur des victimes pour des faits commis en Belgique, que Belliraj, par sa double nationalité, ne serait jamais extradé et qu'il était encore prématuré pour savoir si un procès pourrait se tenir en Belgique. Cependant, il a ajouté que des enquêtes étaient toujours en cours en Belgique.

Pour le député Georges Dallemagne, "il faut qu'un procès ait lieu en Belgique, autrement les résultats de ces enquêtes ne seront jamais dévoilés et nous ne connaîtrons pas l'entière vérité. Or, les familles belges des victimes ont le droit de connaître cette vérité. Elles ont le droit d'en savoir plus. Il y a un problème de coopération, d'information et de communication avec le Maroc."

Le Belgo-Marocain de 50 ans, arrêté avec plusieurs autres personnes en possession d'un important arsenal d'armes à feu, est soupçonné par le Maroc d'avoir commis six meurtres en Belgique - jamais élucidés - entre 1986 et 1989, dont celui du recteur de la Grande Mosquée de Bruxelles et celui de Joseph Wybran, président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB).

Mais les autorités belges se montrent très prudentes.

C. Bo.

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