L’artiste propose la visite de son atelier tous les week-ends de décembre et janvier

Qui connaît le street art connaît Benjamin Spark, ses Tintin, Donald, Goldorak et tous ces personnages des séries animées de la télévision des années 80 qu’il décline sur ses toiles. Cet artiste franco-belge au talent explosif, 42 ans, vit et travaille à Bruxelles dont il est devenu le moteur pop.

À la fois peintre et plasticien, Spark donne donc naissance à des personnages fantasmagoriques, issus de la BD, de la caricature, de la publicité et des symboles ancestraux de l’humanité. Son travail lui vaut une réputation qui traverse nos frontières et l’a hissé au statut de star au sein de la mouvance street pop, qui revendique la synthèse de la pop américaine et de la culture de l’art urbain européen.

Bonne nouvelle pour les fans, des visites privées de son atelier, visites au cours desquelles il sera possible de le rencontrer, sont organisées tous les week-ends de décembre et janvier. Toutes les infos ci-dessous !

En attendant, parlons encore un peu de lui, et notamment de son parcours atypique : s’il avait au départ choisi une voie classique avec un job dans l’informatique, à 28 ans il abandonne tout et suit son cœur en optant pour une formation en dessin à l’École nationale des beaux-arts de Paris, puis part se perfectionner aux États-Unis, avant de s’installer en Belgique, pour se consacrer entièrement à son art.

Depuis juin 2008, l’artiste est en exclusivité avec la galerie Bertheas – Les Tournesols.

“Lorsque Benjamin Spark parle de son œuvre, de son inspiration, de sa violence et des personnages de son enfance, on entend la voix d’un artiste qui interroge le monde et en désarticule les modes d’expression qui ont nourri sa génération : les bandes dessinées et les superhéros de la petite enfance, les personnages des séries animées de la télévision des années 80”, commente le critique littéraire Jean Jauniaux. “De tout cela, il fait son miel et explore des horizons qui deviennent bouleversants, lumineux dans l’entrelacement des couleurs et des personnages où Goldorak, Tintin, Donald s’affrontent sur des toiles qui deviennent des murs de ville taguées, des vignettes géantes de bande dessinée mais sont surtout une magnifique et souveraine déclinaison d’une œuvre cohérente, inspirée et inépuisable. Il a la voix souriante d’un artiste qui ressent la nécessité de rechercher sans cesse de nouveaux modes d’expression, de nouveaux formats, de nouvelles matières. Il nous raconte aussi la complémentarité entre le galeriste et l’artiste et, avec émotion, la reconnaissance que lui a accordée son artiste de référence, Erro. Vraiment, si vous êtes curieux de peinture contemporaine et que vous voulez aller à la rencontre d’une œuvre magistrale, allez voir les œuvres de Benjamin Spark.”

Ludivine Nolf