Mais y faire étape agréerait le Carolo

ANDERLECHT Une fois n'est pas coutume: le facteur chance n'était pas du côté de Charleroi hier soir. La tendance y était donc à la relativisation. On ne peut pas réussir à tous les coups

«Contre Anderlecht, on sait que c'est toujours difficile », avançait Sébastien Chabaud. «Nous n'avons pas fait une mauvaise première période. Disons que les choses n'ont pas tourné en notre faveur comme en attestent les deux buts qui, pris coup sur coup, ont fait mal au moral. Nous sommes, il est vrai, tombés contre une formation locale à son affaire. On avait pris l'habitude de prendre quelque chose contre les ténors mais, comme on l'a vu ici, ce n'est pas évident à réaliser. La rencontre de samedi face aux Trudonnaires est de toute façon plus importante que celle que nous venons de perdre.»

Même son de cloche chez Frank Defays: «Je rappelle que notre objectif premier était le maintien. Il convient donc de remettre toute analyse dans cette perspective. C'était la bonne équipe d'Anderlecht ce mardi. Il fallait essayer de garder le 0-0 le plus longtemps possible. En prenant deux buts aussi rapprochés, cette idée vole évidemment en éclats. Pourtant, nos débuts n'étaient pas mauvais mais on sait à quoi s'en tenir quand on se déplace dans ce stade.»

Le plus entouré des Carolorégiens était sans conteste Bertrand Laquait, fortement pressenti pour venir arrêter l'hémorragie mauve au poste de dernier rempart. Comme souvent en pareil cas, le gardien français a rompu avec sa tradition de repoussoir invincible, ce qui ne lui arrive pas souvent: «Nous avons hérité du grand Anderlecht et nous n'étions pas vraiment dedans, surtout en seconde mi-temps. La chance était également avec eux et il n'y avait dès lors pas grand-chose à faire. Dans ce cas-là, on s'incline et on se concentre sur Saint-Trond au plus vite car c'est plutôt cette partie-là qu'il convient de remporter.»

Pour intéressantes qu'elles soient, ces considérations ne pesaient rien à côté de la question qui était sur toutes les lèvres: Bertrand s'apprête-t-il à signer chez les Mauves quasiment séance tenante? Cette possibilité est à ce jour niée avec énergie par le chouchou du Mambourg: «Il n'y a absolument aucune discussion avec Anderlecht. Je n'ai jamais caché que ce club m'intéresserait si d'aventure lui-même s'intéressait à moi, ce qui, je le répète, n'est pas le cas. Jouer dans une formation d'un rang pareil pourrait constituer une étape importante dans ma carrière mais, pour l'heure, je suis à 100% au Sporting de Charleroi avec lequel je suis lié jusqu'en 2006.»

© Les Sports 2005