Battu l’an dernier par Démare, l’Anversois espère faire mieux demain à Dour

GRAND PRIX SAMYN BRUXELLES À 26 ans, depuis deux semaines, Kris Boeckmans arrive tout doucement à un premier tournant de sa carrière. L’ancien champion d’Europe des Espoirs a été catalogué pur sprinter, mais, jusqu’ici, il n’a guère collectionné les succès.

L’an dernier, ce sont plutôt les deuxièmes places que l’Anversois avait additionnées, surtout en début de saison, à Bessèges, en Algarve, au Samyn puis à Nokere. La suite fut moins clinquante même si, Boeckie termina 5e sur les Champs-Élysées, au terme de son premier Tour de France, sans doute le fait majeur de sa saison avec la chute collective qu’il provoqua dans la descente du Poggio à Sanremo, où il avait notamment ruiné les espoirs de Tom Boonen.

Le coureur de Vacansoleil-DCM a repris le même programme cette année, sans plus de succès (4e d’une étape à Bessèges, 5e d’une autre au Portugal) avec, toutefois, une variante qui indique peut-être où se trouve son avenir. Hilaire Van der Schueren avait en effet préféré aligner son coureur au Circuit Het Nieuwsblad, plutôt qu’à Kuurne, a priori terrain de chasse des sprinters.

“Je suis persuadé qu’il peut réussir quelque chose dans les classiques”, dit Van der Schueren. “À Milan-Sanremo, bien sûr, mais aussi sur les courses pavées. Il devrait aussi être capable de remporter le maillot vert un jour.”

Samedi, Boeckmans n’avait pas manqué la première grosse sélection d’une cinquantaine d’hommes quand, une crevaison ruina tous ses espoirs. À Gand, il termina 144e et avant-dernier, à près de quatorze minutes de Paolini. Demain, au Samyn, c’est une nouvelle occasion qui s’offre au coureur de Malle, près de Turnhout. L’an dernier, seul Arnaud Démare l’avait remonté sur la ligne d’arrivée, après que Boeckmans a lancé son sprint (en montée) de trop loin.

“J’ai une revanche à prendre”, avoue le Campinois qui sera en fin de contrat au terme de cette saison. “Avec l’expérience de l’an dernier, je sais quelles erreurs je ne dois plus commettre. Au Samyn et dans d’autres courses d’ailleurs.”

Cet hiver, Boeckmans a travaillé beaucoup pour augmenter sa masse musculaire.

“Je suis plus lourd de quatre kilos, mais c’est du muscle”, affirme-t-il. “C’est nécessaire, si je veux rivaliser avec des gars comme Cavendish, Kittel ou Greipel.”

Avant cela, c’est qu’il devance Démare et d’autres demain à Dour qu’on attend de lui.

Eric de Falleur

L’an dernier, Kris Boeckmans (à droite) avait buté sur le jump d’Arnaud Démare qui l’avait sauté dans les derniers mètres du Samyn. photo news