Les réactions hostiles au tracé définitif du tram se multiplient

MOBILITÉ LIÈGE Pour le groupe liégeois de réflexion sur l’urbanisme et la mobilité, Urbagora, pour la CSC et la Fédération des associations de défense de l’environnement, Inter-Environnement Wallonie, l’heure est à la colère et la déception.

Leurs représentants ont rencontré le ministre Henry mercredi afin de lui soumettre leurs revendications au sujet du tracé du tram avant, croyaient-ils, que l’annonce du tracé définitif soit faite ce jeudi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs desiderata n’ont pas été pris en compte.

“Le ministre est resté inflexible et nos demandes n’ont pas trouvé d’écho, hormis sur des points de détail. Philippe Henry défend son projet bec et ongles”, lance François Schreuer, d’Urbagora.

Mais que demandent au juste ces associations très impliquées dans le dossier tram ? “Nous souhaitons que le tram desserve la rive droite de la Meuse où il y a un besoin urgent de mobilité et une offre de transports en commun insuffisante. La rive droite, c’est 20.000 usagers. La rive gauche, 3.000. Avec ce tracé, on condamne la rive droite et ses usagers. C’est décevant, sidérant et mauvais pour Liège”, déclare François Schreuer.

Les associations dénoncent également une opacité de la part des pouvoirs publics. “Des études techniques ont été réalisées mais leur contenu jamais publié. Il y a un manque troublant de transparence dans la communication”, avance Noé Lecocq, d’Inter-Environnement.

Enfin, elles soulignent des contraintes politiques dans ce dossier. “MM. Daerden et Mathot peuvent réclamer le passage du tram dans leur commune mais ils provoqueront un tram qui ne répond pas aux besoins de mobilité. Cette vision médiocre portera atteinte à l’avenir de la ville de Liège”.

Et Urbagora de conclure : “Nous allons continuer à mettre la pression”.

Isabelle Lemaire