Humour

Nous vous proposons un voyage à travers le jargon parfois bizarre du milieu

BRUXELLES Le langage du sport en général, et du football en particulier, est truffé de métaphores et d'expressions qui n'appartiennent qu'à lui. En ce dernier jour de l'an, nous vous proposons un voyage - en plein dans l'autodérision, puisque nous sommes les premiers à reproduire ces termes - à travers ce jargon parfois incompréhensible ou dénué de sens mais souvent universel. Le seul but : rire de cette linguistique spéciale.

Le détail qui fait la différence : c'est inévitable lorsque le score est étriqué, l'équipe a perdu sur un détail comme une faute inutile, une erreur de placement, de marquage, de concentration. Les mêmes détails qui font parfois perdre un match 3-0. Bizarrement, on entend rarement dans les commentaires "qu'on a perdu à cause de trois détails".

L'erreur qui se paie cash : c'est celle que l'on retient. Si un joueur commet exactement la même erreur mais que l'adversaire n'en profite pas, ce sera beaucoup moins grave.

La bête faute et la faute nécessaire, qualifiée aussi de faute intelligente ou professionnelle : l'acte est souvent le même, mais le premier a lieu à hauteur de la ligne médiane, l'autre de la surface de réparation.

Le joueur transparent : qualifie bassement celui qu'on ne voit pas du match. S'il marque deux buts, on louera sa capacité à se faire oublier et on parlera de renard des surfaces.

La lanterne rouge : métaphore de la lanterne qui était, dans le temps, accrochée au dernier wagon des trains. Aujourd'hui, c'est un terme qui met en lumière la dernière équipe du classement, souvent peu... brillante.

Le match à six points : il n'en rapporte toujours que trois. Est qualifié ainsi, car le vainqueur empêche aussi son adversaire direct de prendre trois points. S'il gagne, il prend donc trois unités d'avance là où il aurait pu en concéder trois d'où la différence de six points.

Mouiller son maillot et montrer de l'envie : cette exigence revient toujours dans la bouche des supporters insatisfaits. "Si seulement ils mouillaient leur maillot". Personne n'a jamais (volontairement du moins) couru dans le vide sans s'occuper du ballon juste pour montrer son envie et satisfaire le peuple.

Prendre du plaisir : ce qu'un coach demande souvent à ses joueurs avant un match. Chacun s'accordera à admettre, en cas de victoire pénible, que l'essentiel était de prendre trois points.

Thomas Busiau

Suivant l'endroit et l'auteur de la faute, elle sera qualifiée de bête, professionnelle ou d'agressivité dans le bon sens du terme. Beaucoup d'équipes s'estiment dans le collimateur de l'arbitre alors que le public est le 12e homme.