LIÈGE

L’ASBL urbAgora n’est pas tendre avec le projet de logements qu’elle juge mal adapté

URBANISME Sur les hauteurs de Liège, la bute du domaine de la Chartreuse est à l’abandon, depuis trop longtemps… S’étendant sur plus de 40 ha pourtant, le site est, faut-il le souligner, la zone verte la plus importante de la ville de Liège et l’un des seuls poumons verts de la rive droite.

Au centre du domaine, au niveau du fort notamment, 15 ha ont fait l’objet de spéculations immobilières. Matexi et Immo Chartreuse sont en effet désormais propriétaires de cette zone et envisagent globalement plus de 400 logements dont de nombreuses maisons unifamiliales, les hectares restant (plus de 20) restent quant à eux propriétés de la ville.

Michel Firket, échevin de l’Urbanisme, précise d’ailleurs que l’aménagement de 3 chemins est prévu au budget de 2011 et confirme que, si le permis concernant les logements n’est pas encore délivré, le dossier avance bien. De bonnes nouvelles ?

Cet avis serait simpliste pour l’ASBL urbAgora qui était réunie ce mardi pour épingler les lacunes du projet… nombreuses selon les membres. “Ce que nous regrettons ici est la manière dont se construit le dossier, c’est un urbanisme d’opportunité”, explique Olivier De Wispelaere qui regrette le manque de cohérence et “la valorisation insuffisante des espaces verts”.

Pour l’association en effet, les hectares visés par les logements devraient être bien mieux gérés : “Très clairement, il y a une densité trop faible, on déplore l’éparpillement sur le site”, poursuit Olivier Bertrand.

Il s’agirait ainsi de réduire l’emprise au sol, ce qui permettrait, autre remarque, “d’intégrer une mobilité au sein du site”, avec une nouvelle ligne de bus par exemple ou une ouverture vers le quartier du Longdoz, “pour faire entrer le parc dans la ville”. “Nous craignons qu’on en arrive à une communauté fermée, à une enclave privative”.

Marc Bechet

Un projet de 400 logements est prévu au domaine de la Chartreuse. UrbAgora craint qu’une communauté fermée soit créée dans le parc.