Le gouvernement

a décidé de classer

trois sites majeurs

du patrimoine bruxellois

BRUXELLES Dans sa logique de classement des bâtiments datant d'avant 1830 et de sites majeurs, le secrétaire d'Etat des Monuments et Sites, Willem Draps, poursuit sa politique de classement. Ainsi, le gouvernement bruxellois a approuvé le classement de trois sites: le Cheval Marin, sis rue du Marché aux Porcs; plusieurs bâtiments du quai au Bois de Construction et le 56 de la rue Coenraets à Saint-Gilles.

Le Cheval Marin. Situé à l'angle du quai aux Briques et de la rue Marché aux Porcs, le Cheval Marin a été classé comme monument. Et monumental, cet immeuble de briques et pierres l'est certainement. Construit au coeur de l'ancien port intérieur de Bruxelles, le Cheval Marin s'inscrit dans le style Renaissance flamand et fut, jadis, considéré comme l'un des joyaux de l'architecture des anciens Pays-Bas.

A la fin du 19e siècle, il devient la propriété de la Ville de Bruxelles et ce, sur demande du bourgmestre de l'époque, Charles Buls. Là, la Ville s'aperçoit de l'état de délabrement avancé de l'immeuble et décide de le démolir pour le reconstruire à l'identique, en 1899, par l'architecte Marcq.

Les bâtiments 1-5 du quai au Bois de Construction. Les numéros 1 à 3 sont, en fait, propriétés du CPAS de la Ville de Bruxelles qui est à l'origine, récemment, d'une opération de rénovation. Ces immeubles offrent une typologie traditionnelle du 17e siècle.

Situé en face des quais à la Chaux et à la Houille, le quai au Bois de Construction constitue, en réalité, le front ouest de l'ancien bassin aux barques, creusé au milieu du 16e siècle et, donc, contemporain de celui des Marchands et Sainte-Catherine. Il est aujourd'hui l'un des vestiges de l'ancien port intérieur de Bruxelles.

L'immeuble du 56 de la rue Coenraets. Classé comme monument, à savoir ses façades, sa toiture et certaines parties intérieures; ce petit hôtel de maître conserve, derrière une façade néoclassique, une décoration intérieure mêlant à la fois Renaissance et Louis XVI.

Le splendide décor mural en céramique de cet immeuble était fort apprécié au tournant du siècle, explique M. Draps. Ce type de composition se retrouvait fréquemment dans les intérieurs bourgeois, salons de thé et hôtels. Parmi les rares exemples de décors encore préservés aujourd'hui, celui de la rue Coenraets est remarquable sur le plan esthétique et thématique.