Cette famille connue pour son islamisme radical refait parler d'elle

BRUXELLES Né en 1983, Abdulaziz ibnu Abdullah Bastin est l'un des six enfants de Jean-François Bastin, qui a arabisé son prénom en Abdullah Abu Abdulaziz Bastin et est indéniablement l'une des figures de proue depuis vingt ans de l'islamisme radical belge en favorisant une plateforme réunissant musulmans de naissance et Belges convertis.

Avec sa barbe rousse et ses yeux bleus, un personnage au physique imposant et haut en couleur. Fils d'un professeur de Louvain, Jean-François Bastin a fait ses humanités à Saint-Louis, enseigné le français et les mathématiques dans plusieurs écoles privées et géré une petite société de taxis de 1975 à 1985.

C'est en 1972 que Bastin père, né à Tervuren en 1943, s'est converti à l'islam. Il a notamment dirigé le CIB : le Centre islamique belge où l'imam belge Ayachi Bassam, récemment arrêté à Bari, maria Malika el Aroud, seule femme placée sous mandat d'arrêt hier à Bruxelles, et Abdessatar Dahmane, un des tueurs de Massoud sur l'ordre de Ben Laden.

Un autre fils Bastin , Muhammad el Amin Bastin, qui possède la double nationalité belge et turque, a été soupçonné en 2004 par les Turcs d'évoluer dans la mouvance d'al-Qaida responsable des attentats d'Istanbul (75 tués) fin 2003.

Et voilà donc un autre fils Bastien encore : Abdulaziz ibnu Abdullah Bastien, arrêté avant-hier à Molenbeek. Celui-là s'était présenté aux communales d'octobre 2006, sur la liste d'un Parti des jeunes musulmans dont il était la tête de liste, un parti qu'il n'hésitait pas à comparer au Hamas en Palestine.

Gil.