Dans Les larmes de leurs pères, Patrick Bruel évoque le printemps arabe. Comment l’a-t-il vécu, lui qui a grandi en Algérie ?

Justement : l’Algérie est le seul pays à ne pas avoir vécu ça… Moi, j’ai vécu ça comme un spectateur très heureux de voir ce qui se passait et très vigilant sur ce que ça pouvait devenir. J’ai écrit une chanson qui s’appelle Combien de murs : vous changez les lieux, les paroles, et c’est la même chose. D’ailleurs, au spectacle, elles s’enchaîneront, les deux chansons… J’ai écrit ce titre en mai 2011 et je n’ai rien changé avec le temps. Pourtant, tout le monde me disait qu’avec ce qui se passait… Mais ce qui est fait, est fait. Et c’est beau. Si ça a ouvert la boîte de Pandore, tant pis. Après, il faut qu’ils le gèrent.

Dans la foulée, le Café des délices, il va glisser où, dans le concert à venir ? “Ah ben, juste après”, rigole-t-il. “Il faut bien un petit truc gai. Très bien, on a déjà trois titres…

I.M.