CHARLEROI D'un côté, Benoît Lutgen qui déplore, urbi et orbi, que Charleroi n'ait pas de plan, et qui s'en prend à Philippe Sonnet. De l'autre, la ville qui, par la voix de son bourgmestre, répond que le plan existe et qui en donne le détail. Dans un souci d'apaisement, hier, Jean-Jacques Viseur a dit refuser de vouloir polémiquer. Et dans les faits, l'important est que ce plan ait été prévu et mis en application.

Subsiste la question : quelle mouche chargée de particules fines a bien pu piquer le ministre régional, pour qu'il s'en prenne à l'élu carolo ? Il semble qu'après l'épisode de l'an dernier, quand il avait fallu réunir une table ronde d'urgence et travailler dans une ambiance "bordélique" (sic, selon un responsable communal), les rapports se soient tendus entre le ministre et l'échevin. D'où la sortie en forme de coup de gueule de Lutgen et la réaction de Sonnet, évoquant une manœuvre politicienne.

Entre deux amusements dignes d'un bac à sable (pollué ou non), on peut en effet s'interroger : l'explication ne viendrait-elle pas, tout simplement, de ce qu'on entre en campagne électorale, et qu'il faut bien tenter de glisser quelques peaux de bananes sous les pieds d'un échevin d'une autre couleur politique ? Si c'était le cas, c'est raté : car c'est bien un bourgmestre CDH, Viseur, qui a dû répliquer à un ministre CDH, Lutgen, pour défendre son échevin MR.

Mais l'important, finalement, est sans doute que Charleroi puisse respirer.

P. MK.