La jeune fille de Saint-Ghislain a réalisé son rêve: elle est mannequin professionnel

SAINT-GHISLAIN Barcelone, Paris, Londres, New-York, Sydney, Aujourd'hui, Davina Mulimbi, 21 ans, voyage à travers le monde. C'est sa profession qui l'y oblige. Elle est mannequin. Elle est pour le moment en Australie, jusqu'au mois de juin.

Au programme: séances photos et participation à la semaine de la mode. «Ce n'est pas la première fois que je reste à Sydney. C'est une ville magnifique et très agréable. Les palmiers, les plages font partie du paysage» Davina Mulimbi est née en Belgique, à Etterbeek, mais habite Saint-Ghislain. D'origine congolaise par son père et belge par sa mère, la jeune fille a réalisé son rêve.

Plus jeune, elle était souvent arrêtée par des agents

«Etre sur la couverture de magazines comme Vogue, défiler pour les plus grands couturiers et voyager à travers le monde m'a toujours attirée. Lorsque j'étais plus jeune, je me faisais souvent arrêter par des agents qui voulaient me proposer des contrats, mais mon père a toujours voulu que je termine mes études avant. Je pense maintenant qu'il a bien fait.»

Davina a fait ses primaires et ses humanités au collège Sainte-Marie de Saint-Ghislain, dans le domaine économique. «A 17 ans, je me suis inscrite au concours Future Top Model of Belgium et je l'ai remporté. C'est là que j'ai eu la chance de rencontrer les professionnels du milieu.» Après ses humanités, le mannequinât est devenu sa profession à temps plein. Aujourd'hui Davina travaille avec différentes agences. Elle est bien décidée à conquérir le marché international et pense passer plus de temps à New-York. Le métier demande des sacrifices. La jeune fille est souvent loin de sa famille. «Un coup de téléphone ne remplacera jamais les moments perdus auprès des miens mais cela fait partie du métier. Lorsque j'ai du temps libre, je retourne toujours en Belgique.»

Et de souligner: «Un mannequin a une carrière très courte. Le temps est compté et c'est quand on est jeune que l'on doit créer sa place. Quand on voit le nombre de filles qui attendent aux castings, il ne faut pas abandonner» Ses parents sont, en tout cas, fiers de son parcours. «On ne la voit pas souvent, mais c'est normal. Et puis, si elle avait fait un autre métier, elle serait peut-être partie aussi. En tout cas, c'est un milieu particulier et nous lui donnons quelques conseils, même si on a confiance en elle», affirme Grégoire, son père.

© La Dernière Heure 2005