Prostitution: une structure pour gérer les nuisances

BRUXELLES Une réunion de concertation au sujet de la lutte contre la prostitution de rue s'est tenue mercredi entre les bourgmestres de Bruxelles, Schaerbeek et Saint- Josse. Le souhait de la Ville de Bruxelles de voir se déplacer la prostitution de la rue des Commerçants à Bruxelles vers le boulevard Albert II avait provoqué une réaction immédiate des bourgmestres de Schaerbeek et Saint-Josse, Bernard Clerfayt et Jean Demannez (lire précédentes éditions).

Au terme de la réunion, les trois bourgmestres semblaient d'accord pour dire qu'il ne servait à rien de chasser les prostituées de rue d'un quartier vers un autre mais qu'il fallait mener des actions globales.

«En un an, la police de Bruxelles a interpellé 800 prostituées et près de la moitié ont reçu un ordre de quitter le territoire. La Ville de Bruxelles manque de moyens pour éradiquer la prostitution. Pour éviter de jouer à une partie de ping-pong entre communes, les bourgmestres vont réclamer des moyens légaux au niveau fédéral», a expliqué Lidia Gervasi, porte-parole de la Ville de Bruxelles.

«S'il existait autrefois une loi interdisant le racolage, seul le trouble à l'ordre public peut être retenu actuellement», complète le bourgmestre Clerfayt.

Les trois bourgmestres vont ainsi créer une structure de coordination permanente qui sera chargée de développer une politique commune de lutte contre les nuisances liées à la prostitution de rue.

© La Dernière Heure 2004