Les amarantes doivent encore recruter des femmes pour atteindre la parité

Le vice-président de Défi Jonathan Martin a présenté la liste que son parti déposera aux prochaines élections communales de Marche-en-Famenne. "On a trop souvent entendu que le scrutin allait se résumer au duel Collin-Borsu", souligne le président de Défi Luxembourg. "Nous sommes conscients du fait que nous nous engageons sur un terrain qui n’est pas particulièrement facile : Marche est une ville qui rayonne. Est-ce pour autant que la façon de faire est toujours la meilleure ? Quand un pouvoir est en place depuis longtemps, il y a les risques liés à son usure. C’est pourquoi nous voulons partir à la rencontre des Marchois avec un projet."

Outre la jeunesse, l’enseignement, la mobilité et l’économie, la gouvernance et la participation citoyenne figurent en bonne place au sein du programme que la liste compte soumettre à l’électeur. "Nous avons pu essayer un outil qui est l’interpellation citoyenne devant les conseils communaux", poursuit Jonathan Martin. "Et nous avons constaté que cet outil était particulièrement mal renseigné. Seul un quart des communes luxembourgeoises le renseigne correctement. Par ailleurs, notre dernière interpellation citoyenne devant le conseil de Marche a donné des résultats plutôt mitigés, tant sur le fond que sur la forme. Nous nous attendions à plus de respect de la part du Collège envers des gens qui veulent s’engager. Il y a encore un sérieux travail à mener pour que le citoyen puisse se réapproprier le débat."

DéFI espère faire son entrée au conseil communal. "Cela nous permettrait d’accéder à l’information, qui reste l’un des problèmes majeurs pour faire bouger les choses." Conduite par le jeune Bertrand Aubry (19 ans), la liste amarante compte actuellement 17 candidats, dont une majorité d’hommes. Si les trois première places ont déjà été attribuées - Bertrand Aubry, de Aye en tête de liste, Anne-Marie Beranger (65 ans), de On à la 2e place et Ruggiero Albadoro ((51 ans), de Marche à la 3e - le rôle que joueront leurs colistiers dépendra des effectifs féminins. "On essaye encore de recruter des femmes pour atteindre la parité et les deux tiers", conclut Guy Chapuis, coordinateur.

N.P.