Le néo-pro hennuyer a été désigné le plus combatif

CAUBERG Ne confondez pas Thomas De Gendt, le coureur flandrien de Vacansoleil, révélation de Paris-Nice, avec Thomas Degand, le Hennuyer de l’équipe Vérandas Willems-Accent, à l’attaque hier durant plus de 160 kilomètres, d’abord avec trois compagnons, puis un seul, avant que l’Italien De Negri et le néo-pro de Bois-de-Lessines ne doivent accepter les retours de Barredo et de Ghyselinck et, enfin, du peloton des meilleurs. “La suite fut plus difficile”, expliquait le jeune coureur qui n’oubliera pas de sitôt sa journée dans le Limbourg hollandais. “Je devais terminer pour recevoir le prix du plus combatif.” Voilà pourquoi un second Wallon est monté sur le podium.

“Je peux vous dire que ça monte et ça descend tout le temps”, disait-il, le corps perclus des séquelles d’un effort entamé après une soixantaine de kilomètres et poursuivi jusqu’au 225e km. “Initialement, je n’étais pas prévu pour l’Amstel”, racontait encore le concitoyen de Claudy Criquielion qui avait remplacé Rob Goris. “La consigne était d’avoir quelqu’un de l’équipe dans chaque attaque, c’est tombé sur moi. J’ai fait le maximum, mais, au-dessus de 200 kilomètres, j’étais dans l’inconnu.”

Cinquième du Tour d’Afrique du Sud, en février, puis 21e du Circuit de la Sarthe, Thomas Degand espère récupérer le plus possible avant la Flèche wallonne. “On verra, ce sera peut-être moins facile”, dit celui qui, chez les jeunes, a gagné le Circuit du Hainaut, le Tour de Liège et la Flèche ardennaise. “Ce sont des courses que j’aime, mais chez les pros, c’est un tout autre niveau.”

Eric de Falleur

Thomas Degand a reçu le prix du plus combatif hier.