Phénomène récent : le monde de l’entreprise s’ouvre à l’espéranto

NAMUR L’espéranto compte d’illustres ambassadeurs dont Victor Hugo, Jules Verne, Gandhi, Albert Einstein. Ce dernier avait déclaré en 1923 : “Pour la communication internationale, l’intercompréhension à l’aide d’une langue internationale est non seulement une nécessité, c’est une chose qui va de soi. L’espéranto est la meilleure solution à l’idée de langue internationale.”

Parmi nos contemporains, Umberto Eco et Albert Jacquard continuent de s’inscrire dans cette dynamique, tandis que Georges Kersaudy, expert linguiste et ancien fonctionnaire international ayant parlé et traduit une cinquantaine de langues d’Europe et d’Asie, consacre un chapitre à l’espéranto dans l’ouvrage Langues sans frontières (collection Autrement frontières).

N’hésitant pas à mettre en avant les attraits de la langue internationale espéranto comme solution aux défis actuels de la communication, il y rappelle les résolutions prises par l’Unesco en faveur de l’apprentissage de l’espéranto à l’école.

Mais aujourd’hui, c’est dans le monde de l’entreprise qu’émergent de nouveaux ambassadeurs : ils entendent joindre le pragmatisme au discours.

Quelques exemples : le Français Olivier Clanchin, président de Triballat Noyal (société active dans les domaines de la Bio, des fromages, du végétal et de la nutrition), a créé, il y a peu, la structure Entreprises Espéranto dans le but de promouvoir la langue espéranto dans les échanges avec ses filiales situées à l’étranger. En Italie, à Massa, Lazzini Giancarlo et Luciano Viviani, mandataires responsables des ventes de GNLD International (Golden Neo Life Diamite International), ont traduit en espéranto le catalogue de 36 pages des produits de l’entreprise de commerce mondial, par internet, ayant des bureaux dans une cinquantaine de pays.

En Chine, Wang Tianyi, homme d’affaires et dirigeant d’IKEF-Chine (Association internationale du commerce et de l’économie), a commencé d’utiliser l’espéranto pour l’exportation.

R. F.