Certains artistes, comme Patrick Bruel, ne louperaient ce rendez-vous pour rien au monde. “Je suis fidèle au poste et seul un cas de force majeur m’empêcherait de répondre présent. J’aime l’ambiance des Enfoirés et j’aime partager ces moments uniques avec les copains, que ce soit pendant, avant et après. L’after est assez sympa. Quand Jean-Louis Aubert prend sa guitare, que Cabrel se met à chanter, et que Maxime nous gratifie d’un peu de Brassens... c’est très agréable. Très peu de pays peuvent se targuer de réunir aussi facilement 40 artistes, sans attachés de presse, sans managers, sans contrat de 10 pages, lâchés dans un projet où l’autodérision est de mise ! Car on ne peut pas venir aux Enfoirés en ayant peur pour son image, même si on sait qu’on est protégés par son concepteur, Jean-Jacques Goldman.

Jean-Louis Aubert est tout aussi enthousiaste par sa participation au show. “Participer aux Enfoirés met de l’essence dans la vie. Quand je mourrai, je me souviendrai d’images des Enfoirés. Je me rappelle des premiers Restos du Cœur, sous les tentes. Je chantais Un autre monde, avec ma guitare, à côté de Coluche qui servait la soupe. Je ne sais pas si j’intéressais beaucoup les gens qui venaient là pour manger ! Les Restos, c’est un grand moment de partage. Et plus on partage, plus ça se répand.

S. L.