Kimoni et Habets arrêtent leur carrière active

MONTEGNÉE-SPRIMONT Le paysage liégeois va saluer les adieux actifs de Daniel Kimoni (champion avec Genk) et de Thierry Habets. Sauf que, dans le chef du premier, on souhaite une suite. "Cela voudrait dire que les barrages s'offrent à nous", précise avec son sourire habituel Kim. Dont les raisons de retraite ne sont pas physiques. "Il s'agit d'une question de temps car je suis indépendant dans le secteur du marketing sportif. J'ai d'ailleurs lancé ma société en janvier dernier. J'avais déjà remisé les crampons après Visé, afin d'obtenir mon diplôme d'entraîneur UEFA B. Ici, en plus de mon boulot, je suis les cours pour disposer de l'UEFA A tout en suivant une formation en management sportif à Bruxelles. Je suis sûr que le moment est venu de raccrocher."

La tête emplie de souvenirs. "Mes cinq ans dans le Limbourg restent gravés dans ma mémoire. Par contre, je regrette avoir émigré en Autriche. C'était à Graz AK où évoluait Michaël Goossens. Nous avons été floués."

Chez Thierry Habets, la raison physique est une des composantes de sa décision. "Après autant d'années, une usure existe et la récupération s'effectue moins vite. J'ai dur d'afficher de la constance sur l'ensemble d'un match et je ne m'y retrouve plus! Je ne veux pas faire l'année de trop!" Durant sa carrière, il a déplacé son imposante stature à Liège ("les deux dernières du club et mes deux comme pro"), en passant par Tongres et Eisden ("les trajets étaient épuisants") pour revenir dans la province liégeoise: cinq ans à Visé ("avec deux montées en D 2"), deux à Eupen et deux à Sprimont.

À propos de son dernier club, où il devrait demeurer afin d'assurer la préparation physique, il aimerait y inscrire un dernier but. "Je suis toujours scotché à zéro cette saison! Mais je vais tout faire pour remédier à cela à Verviers. J'avais dit que la saison où je ne scorais pas, j'arrêtais", ponctue-t-il avec sourire.