Le bourgmestre demande une convocation de l'USC pour décider de l'avenir des trois échevins ciblés par la justice

CHARLEROI L'affaire de la Carolorégienne prend une tournure particulièrement fâcheuse pour trois échevins de la majorité socialiste carolo. En effet hier matin, des perquisitions ont été menées par la section financière du SJA de Charleroi à la Société wallonne du logement à la rue de l'Ecluse et au siège de la société de logement social la Carolorégienne située au boulevard Bertrand 48 à Charleroi.

On peut en tout cas dire que le bourgmestre de Charleroi, Jacques Van Gompel, se montre plutôt énervé par ces derniers événements. Claude Despiegeleer, André Liesse et Serge Van Bergen, trois échevins sous ses ordres lui ont semble-t-il caché des choses.

«Tout cela ne me réjouit pas, déclare Jacques Van Gompel. C'est une situation difficile. Mais j'aimerais remettre les choses en perspective. La Carolorégienne n'est pas sous tutelle de la Ville. Mais la Ville y est actionnaire. L'autorité de tutelle de la Carolorégienne est la Société wallonne du Logement. Aussi, j'ai écrit au ministre wallon du Logement André Antoine pour lui signifier qu'il était anormal qu'Olivier Chastel ait reçu le rapport de second suivi d'audit avant les administrateurs».

Quant au rapport d'audit initial datant de 2002, les éléments explosifs qui s'y trouvent pourraient bien conduire à la démission des échevins Van Bergen, Despiegeleer et Liesse: «Si ce qu'il y a dans ce rapport est vrai, c'est inacceptable, clame le bourgmestre. Cependant, on parle de démissions mais on est dans une procédure contradictoire. Selon moi, les échevins doivent rester au sein de la Carolorégienne et se défendre eux-mêmes et répondre aux questions de la Société wallonne du logement le 19 septembre. C'est leur responsabilité. Pour la suite, on verra. Je demande en tout cas la convocation d'une réunion de l'USC (Ndlr: Van Cau en est le président) pour prendre une décision dans ce dossier concernant trois échevins. Au niveau de la Carolo, je réclame une diminution du nombre d'administrateurs et surtout l'ouverture du conseil d'administration aux trois partis démocratiques de l'opposition.»

Le bourgmestre commence en tout cas selon ses termes à en avoir «marre» : « je regrette de ne pas avoir été informé de cette affaire. Je veux toute la clarté. Et je prendrai les décisions à prendre».

© La Dernière Heure 2005