Une nouvelle section maternelle permet à l'établissement scolaire de remplir un cycle complet

BINCHE Il est 8 h 20 lorsque la cloche retentit dans la cours de l'Athénée royal de Binche. Alors que les enfants se mettent en rangs pour regagner les classes et faire leurs premiers pas dans la nouvelle année scolaire, les parents tentent d'arracher un dernier sourire de leur progéniture. «Le premier jour, c'est l'inconnu! Mais j'ai l'impression de stresser bien plus que ma fille», avoue une dame entourée d'autres mamans.

La rentrée scolaire a pris des allures officielles avec la présence du ministre de l'Enfance de la Communauté française, Jean-Marc Nollet. Jusqu'il y a peu, l'Athénée royal ne possédait pas d'implantation maternelle. Cela l'empêchait de s'inscrire dans le cycle 5-8 réglementé par le décret école de la réussite. «Ce cycle prévoit une série d'activités pour les 3e maternelles avec les 1er et 2e primaires. Un échange ludique qui permet de préparer les maternelles à la phase d'apprentissage», explique Jean-Paul Delaunoy, préfet de l'Athénée royal de Binche. La lacune est désormais comblée puisque l'établissement scolaire vient d'englober l'école maternelle faisant face à l'Athénée. «Jusqu'à ce jour, la petite école était communale. Des négociations avec la Ville ont permis de changer de statut, tout en préservant le corps enseignant», ajoute le préfet. Les quatre institutrices doivent toutefois s'attendre à un déménagement prochain vers la rue de Maromne, toute proche de l'endroit où se trouvent déjà les 1re et 2e primaire. Avec ses 1.135 élèves pour le secondaire, 586 pour le primaire et 92 pour les maternelles, l'établissement scolaire de Binche se classe maintenant parmi les trois Athénées les plus peuplés de la Communauté française.

Lors de sa visite dans une classe de 6e, le ministre Nollet a insisté sur la notion du respect. «Le respect de l'enseignant et de l'enseignement doit être mis en avant tant du côté des élèves que des parents. Il ne faut pas oublier qu'un GSM qui sonne dans la classe empêche le professeur de faire son travail. De mon côté, je veux également faire passer le message du côté du gouvernement fédéral. Il doit respecter ses engagements concernant le refinancement tant attendu de l'enseignement.»

© La Dernière Heure 2003