“Je serai bourgmestre de Saint-Josse”, s’engage fermement un Premier échevin que la campagne irrite sérieusement

ÉLECTIONS SAINT-JOSSE Une cousine au MR; un échevin CDH (Eric Jassin) n’excluant pas de bosser avec l’opposition après le 14 octobre; et des rumeurs bruissant plus qu’à l’accoutumée : il n’en faut guère plus pour que l’ambitieux mais non moins calculateur Emir Kir ne remette “les points sur les i”.

“Je veux redire à qui veut l’entendre que je serai un jour bourgmestre… si l’électeur le souhaite”, clame à l’envi le Premier échevin empêché de Saint-Josse.

Et le fer de lance PS de mettre au centre de ses préoccupations le “message clair” déjà diffusé le 1er juin 2010. Soit un accord avec le bourgmestre en titre, Jean Demannez, pour que celui-ci cède, en cours de législature, le témoin à un Kir qui, secrétaire d’État ou pas, se pavanerait alors en premier maïeur bruxellois issu de l’immigration... “Ce ne sera pas comme en 2006 !”, insiste l’Emir du cru. Sous-entendu : ce coup-ci, j’assumerai un éventuel plébiscite.

Outre ces craintes des habitants, l’homme de la Propreté publique régionale n’a pas du tout apprécié non plus la posture de l’humaniste du collège, un Eric jassin qu’il ne nomme cependant pas. “Je souhaite rappeler au CDH que nul n’est indispensable. On ne peut être à la fois dans l’opposition et dans la majorité”, grimace-t-il.

Ce faisant, notre interlocuteur se fait fort de rappeler qu’en 2006, ses couleurs raflèrent la majorité absolue - 16 sièges sur 26. Ce qui ne les empêchèrent pas de s’ouvrir aux cinq sièges du CDH…

Et l’apport de Canan Kir à une liste MR, voilée sous le sigle Bleus de Saint-Josse ? “Désagréable, ces gens n’ayant pour objet que de contrer quelqu’un. Le degré zéro de la politique !”

À ceux, “grotesques”, rêvant de capitaliser sur la rivalité intra-Kir, l’Emir file une recette : “Qu’ils soient utiles, rencontrent des gens et transforment ça en projet politique. Peut-être qu’à partir de là...”

Guy Bernard

Le 1er juin 2010, Demannez et Kir mirent leur pacte sur la sellette. Avec l’aval deVervoort.J.-C. guillaume