Comment est née l’idée de cet album ?

“J’ai fait pas mal de concerts avec mes reprises jazzy de Charles Trenet et d’Henri Salvador. Et on me demandait tout le temps quand j’allais enfin faire des chansons à moi. Mais je me demandais de quoi j’allais pouvoir parler. Et j’ai réfléchi à ce que j’aimais le plus dans la vie : chanter... et manger ! C’est la première fois que j’écris et que je compose mes chansons. On retrouve toutes les influences musicales : jazz manouche, tango, rumba, swing… C’est très joyeux, festif. Les titres mettent l’eau à la bouche : Goût chocolat, Saveur Tango, Rumba Tequila... C’est même parfois un peu coquin, à double sens, comme L’hymne à la crème fraîche. Je parle des rapports entre le couple et la nourriture. C’est autour de la table qu’on se retrouve le soir, c’est au restaurant que les couples se font et se défont.”

Ce CD, déjà disponible en téléchargement sur I-tunes et qui sortira en magasin dans une semaine, fera aussi l’objet d’un spectacle…

“Oui. Je ferai une tournée à partir de septembre 2012. C’est l’histoire d’une nana qui n’arrête pas de manger, mais son mec en a assez et la quitte. Pour le reconquérir, elle a l’idée de glisser une potion magique dans un gâteau au chocolat pour qu’il redevienne amoureux d’elle.”

Vous avez également tourné un clip vidéo, Recette magique, avec Jean-Luc Fonck…

“Oui. Comme je connais bien Jean-Luc, je lui ai proposé. Il est parfait.”

Vous dédiez votre album à vos deux mamans…

“Effectivement. À ma maman de cœur, qui m’a adoptée, et à ma maman de sang. Je n’avais jamais révélé mon histoire. Ma mère naturelle était issue d’une famille flamande très bourgeoise. Lors de vacances en Espagne, à 24 ans, elle est tombée amoureuse et s’est retrouvée enceinte. Sa famille l’a obligée à accoucher dans un couvent. Dès ma naissance, j’ai été confiée à l’association Thérèse Wante qui m’a trouvé une famille d’adoption. Je n’ai jamais connu ma maman naturelle, mais j’ai appris que j’avais des demis-sœurs et j’ai pris contact avec elles. C’était il y a onze ans. J’ai découvert que je ressemblais comme deux gouttes d’eau à ma maman et que mon papa, que je n’ai jamais rencontré non plus, était lui chanteur d’opéra. Comme je savais que mes parents adoptifs n’auraient pas voulu que je retrouve ma famille d’origine, j’ai mené durant onze ans une double vie familiale. Mon papa adoptif est mort il y a un an. C’était le moment d’en parler.”

Interview > Frédéric Seront

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