L’acteur bruxellois que l’on a pu voir dans Rien à déclarer se lance maintenant dans la réalisation de courts-métrages

BRUSSELEIR ? NON, PEUT-ÊTRE… Éric Godon. Si le nom ne vous dit rien, le visage, lui, vous rappellera forcément quelque chose ! Récemment, on a pu voir l’acteur bruxellois dans Rien à déclarer, un film français dans lequel il incarne le chef douanier de Benoît Poelvoorde. Parlant couramment l’anglais, le comédien a également don- né la réplique à Colin Farrell et Ralph Fiennes dans In Bruges.

Bien qu’il se soit lancé dans le cinéma tardivement quand il avait déjà atteint la quarantaine, Éric Godon possède une filmographie impressionnante avec près de 80 séries, téléfilms et longs-métrages à son actif. Pourtant, le Bruxellois confie n’avoir pas vraiment décidé de devenir comédien.

“C’est une amie qui m’a poussé à m’inscrire dans une agence de casting. J’ai fait pas mal de pubs et puis de l’improvisation théâtrale car j’aimais le jeu d’acteur. À travers ça, j’ai rencontré des gens du milieu du cinéma qui m’ont proposé des petits rôles”, se souvient-il.

De 1999 à 2002, Éric Godon enchaîne une quinzaine de tournages en tant qu’amateur… Avant de décrocher un rôle dans le téléfilm Tous les chagrins se ressemblent avec Line Renaud. “Ce fut l’élément déclencheur car il a été diffusé sur différentes chaînes et on a vu que j’étais capable de porter des rôles importants”, indique Éric Godon, qui a donc décidé en 2003 de franchir le cap en devenant comédien à plein-temps.

Avant de se consacrer au cinéma, l’acteur né à Montrœul-sur-Haine, un village près de la frontière française, a travaillé dans des domaines très variés. “J’ai suivi des études de philologie germanique et puis j’ai fait de l’analyse de marché, de la traduction. J’ai bossé dans le transport maritime, la bijouterie de fantaisie, le sportswear branché”, énumère-t-il.

Ce qu’Éric Godon retient de ses dix années de carrière dans le cinéma, ce sont les belles rencontres et les moments partagés avec l’équipe de tournage. Certains acteurs l’ont marqué plus que d’autres.

“Avec Ralph Fiennes sur le tournage de In Bruges, il y avait une certaine complicité et aussi du respect. Plus les acteurs sont brillants, plus ils sont simples, généreux et abordables malgré le fait qu’ils soient très sollicités.”

Pour autant, l’univers cinématographique n’est pas celui des Bisounours. “C’est un métier exigeant. Il faut avoir beaucoup de patience, gérer les trous de mémoire, les rapports humains. On ne peut pas se permettre de ne pas être bien physiquement ou mentalement.”

Être acteur , c’est aussi devoir gérer les moments où l’on ne tourne pas. “Il y a des hauts et des bas. Des périodes très calmes où, sans savoir pourquoi, on ne vous appelle pas. Il faut donc avoir ses propres activités et ne pas subir ces moments où il ne se passe rien.”

C’est ainsi qu’Éric Godon s’est lancé récemment dans la réalisation de trois courts-métrages intitulés Rosa, Emma et Marguerite. Trois histoires de femmes que le réalisateur néophyte vient tout juste de mettre en boîte. “Il y aura une projection en février à Bruxelles et, si ça marche bien, à Paris”, sourit Éric Godon.

Pa. D.

L’acteur qui s’est lancé en 2003 possède une filmographie impressionnante.dr