Division 2

Rencontre avec le néo Liégeois issu du PSG

SERAING Crâne rasé à la Beckham, Gaël Hiroux, le transfuge parisien, attend patiemment que l'entraînement commence. Assis dans un fauteuil de la salle des joueurs, il laisse Michael Wiggers et deux autres équipiers jouer aux cartes. A une autre table, Medhi Kutz, Romuald Averna et Tarek Kharif taillent une bavette. Gaël préfère, de prime abord, s'exprimer sur le terrain que par le biais de la presse. Arrivé le 28 décembre dernier, il a jusqu'à présent laissé une bonne impression à Marc Grosjean. C'est un joueur adroit devant le but. Il joue juste et cadre bien. Collectivement, il prend part au jeu et s'intègre assez bien. Il a le sens du football et il est en plus doté d'une bonne mentalité.

Avant de débarquer au Pairay, Gaël Hiroux avait passé six mois difficiles à Martigues. Cela ne s'est pas bien déroulé. Or, c'était la deuxième fois que j'étais prêté par Paris à ce club. Mon premier séjour s'était admirablement bien passé. Mais lorsque j'y suis retourné en début de saison, tout avait changé. Un agent avait amené ses joueurs et je me suis retrouvé sur le banc.

En tout cas, le challenge liégeois lui plaît. Je suis venu le 20 décembre et le coach m'a montré les installations, m'a présenté les joueurs... Cela me change de la France, surtout au niveau structurel. Cela dit, moi, je suis uniquement ici pour jouer et pour marquer le plus de buts possible. D'ailleurs, le groupe m'a l'air d'avoir un bon niveau de jeu. Le ballon circule bien.

L'avant français sait que tout le monde fonde énormément d'espoirs sur lui. Il devra secouer les filets et la pression sera très grande. Un pari qui ne l'effraye nullement. Lorsque je suis allé à Martigues la première fois, ils étaient relégables et je les ai sauvés de cette situation en scorant à de multiples reprises. Ici, le challenge est encore plus excitant car on vise une participation au tour final.

Gaël Hiroux souhaite donc faire parler ses qualités. Je suis vif, percutant et j'adore évoluer en profondeur. J'espère seulement ne pas manger trop de tacles de la part d'adversaires qui ne sont pas toujours très adroits.

Pour l'ancien Parisien, l'objectif est avant tout de renouer avec la division un française. Il espère suivre les traces de ses partenaires en équipe nationale de jeunes comme Malbranque (Fulham), Capou (Auxerre) ou encore Frey (Parme). Je voudrais m'y imposer. A Paris cela semble difficile car il y a trop de stars.