La Maison Éphémère (Noduwez) a participé à un festival au Burkina Faso

CULTURE OUAGADOUGOU “Un beau succès !” Attablé dans un maquis du quartier de Gounghin, Guy Theunissen n’exagère pas lorsqu’il s’agit pour lui de résumer la participation de La Maison Éphémère dans la 7e édition des Récréâtrales.

La compagnie basée à Nodu- wez (Orp-Jauche) était en effet de la partie lors de ce festival de théâtre installé confortablement dans un quartier de Ouagadougou (Burkina Faso) et qui a attiré des milliers de personnes du 2 au 8 novembre.

“La réception du public et celle des professionnels du spectacle nous laissent augurer d’un bel avenir pour notre Georges Dandin in Afrika (NDLR : pièce jouée à trois reprises sur la scène du Centre culturel français de la capitale du pays des hommes intègres), explique le co-directeur de la troupe. “France, Suisse, Allemagne et éventuellement encore en Afrique : il devrait y avoir des dates à fixer, en plus de celles en Belgique.”

Pour rappel, l’histoire est cel- le d’une troupe de théâtre européenne qui s’en va monter Dandin de Molière en Afrique. Un récit où l’humour côtoie les questions de mémoire collective, d’héritage colonial… qui a déjà fait ses preuves en décembre dernier au Public, à Bruxelles.

Le bilan de la pérégrination précitée s’est donc révélé positif. Les affres se sont pourtant succédé mais, heureusement, après que les trois représentations aient été faites avec trois malades obligés de passer brièvement par l’hôpital dont le régisseur touché par le paludisme mais rapidement pris en charge et soigné adéquatement. Même les problèmes de voix du comédien François Ebouele n’ont pu ternir les trois prestations.

Reste que La Maison Éphémère ne s’est pas contentée de se produire. Guy Theunissen et Brigitte Baillieux (qui a assuré la mise en scène du Dandin et codirige la compagnie) ont profité de l’occasion pour aller voir d’autres créations. Sans oublier de rencontrer de nombreux gens de théâtre.

“Nous avons de passionnantes discussions avec d’autres pros du spectacle”, témoigne le duo. “Il faut d’ailleurs souligner la qualité des rencontres sur le site du festival… dont la scénographie relève du grand art (NDLR : elle est à mettre au crédit d’étudiants de La Cambre qui ont travaillé en collaboration avec des artistes locaux).”

Un voyage en noir et blanc, donc, mais qui donne aujourd’hui des souvenirs hauts en couleurs à tout le groupe.Geoffroy Herens

Avec son Georges Dandin in Afrika, La Maison Éphémère a ravi son public à trois reprises.HERENS