Ethias TrophyLe jeune Liégeois, fan de Federer, est une des valeurs montantes

MONS En prenant le meilleur sur Christophe Rochus lundi soir (7-6, 4-6, 6-3), David Goffin, 18 ans, s'est hissé pour la première fois de sa carrière au deuxième tour de l'Ethias Trophy (106.500€), où c'est sa troisième apparition.

Sur le circuit professionnel depuis à peine un an, le Liégeois y a progressé à la vitesse de l'éclair en passant de la 700e à la 313e place au ranking ATP. D'après les spécialistes, David n'est pas près de s'arrêter. "J'en suis déjà à quelques tournois Challengers: Ouzbekistan, Kazakhstan et Italie, où j'ai été sorti aux portes de la finale", explique-t-il. "Je suis content de ma progression, tant au classement que dans mon jeu proprement dit. Lundi, face à Christophe, j'ai prouvé que je pouvais viser plus haut encore."

Son retour ainsi que son jeu du fond du court, où il aime prendre la balle au bond afin de faire courir son adversaire, sont ses principaux atouts. Un jeu qui est occupé à progresser, tout comme sa physionomie. Déjà, David n'est plus le gamin frêle que l'on présentait pas plus tard que l'année dernière à la même période.

"J'ai beaucoup grandi pour atteindre aujourd'hui le mètre 80. Tout en restant rapide, je suis devenu plus puissance, même si cela reste mon point faible. Ma volée en est un autre."

À 18 ans, David Goffin allie jeunesse et maturité. En gros, il sait ce qu'il veut. À court terme, son objectif est de grimper au classement et de parvenir à décrocher un ticket pour les qualifications de l'Open d'Australie, qui serait son premier Grand Chelem chez les pros.

"En junior, j'ai joué à Roland-Garros ainsi qu'à Wimbledon mais jamais en Australie. C'est une expérience qui pourrait me servir. Pour cela, je devrai bien jouer les quatre ou cinq derniers tournois de cette année. Cela me mènera au Danemark dans la foulée de Mons, avant une tournée dont les lieux ne sont pas encore définis."

Ce soir, en clôture de la journée, David affrontera le Slovaque Lacko, 144e mondial.

Un bon test...

Kevin Centorame

David Goffin n'est plus le joueur frêle que l'on présentait encore l'année dernière.