Cet élégant ailier porta durant six saisons la vareuse du Standard

FOOTBALL HERSTAL La carrière d’Helmut Graf n’a rien d’un fleuve tranquille. Pourtant, l’ancien ailier allemand serait plutôt un casanier. Pour preuve : lors de sa période rouche, il s’installa en périphérie liégeoise et y habite toujours. Le Herstalien d’adoption revient sur ses débuts : “Je suis né dans la région de Cologne et ai de suite été affilié au club local. Après y avoir effectué mes classes, je suis directement passé des Espoirs à l’équipe première. Ensuite, j’ai été transféré au Fortuna Düsseldorf. Je m’y sentais bien jusqu’au jour où est arrivé un entraîneur issu de l’ancienne Allemagne de l’Est. Un véritable dictateur avec qui le courant ne passa jamais.”

C’est alors que notre interlocuteur franchit la frontière toute proche : “À l’issue d’un match disputé à l’Alemania Aix-la-Chapelle, j’ai été contacté par Pol Brossel qui m’expliqua les ambitions de l’AS Eupen alors en D2. Comme je ne me plaisais plus à Düsseldorf, je n’ai pas hésité longtemps et j’ai rejoint, durant 2 ans, le Kehrweg. Là-bas, jouait mon compatriote Rainer Gebauer qui était un génial centre-avant. Le club a loupé de peu la montée au sein de l’élite, mais j’avais attiré l’attention des scouts de l’Olympic où je suis resté 2 saisons avant d’aller à La Louvière. Il n’en demeure pas moins que j’ai atteint le summum de ma carrière au Standard dont j’ai eu l’honneur de porter la vareuse de 1976 à 1982. C’était une vraie référence au niveau européen. Sans parler d’un public exceptionnel.”

Helmut décidait alors de s’ouvrir à de nouveaux horizons et louait ses services à une formation mexicaine puis mettait un terme à son statut de footballeur professionnel à Tongres qui était toujours en D1. “Ensuite, j’ai un peu entraîné à Hannut, à Prayon, à Tilleur, ou encore, à Andrimont. Mais ça n’a jamais été une réelle passion et j’ai stoppé en 2006”, indique-t-il. Il reste cependant dans le milieu : “Je travaille pour un agent en repérant des jeunes prometteurs de 16, 17 ans et en leur proposant nos services.”

Michel Christiane

Le Colonais d’origine fit les beaux soirs du Standard. IPM