Plus qu'une symbolique rencontre entre l'ancien et le futur Premier ministre et l'ancien Herman Van Rompuy succédera au petit jeune Yves Leterme...

Herman Van Rompuy, l'homme qui a répété à l'envi qu'il n'était pas candidat à ce poste de Premier ministre, est donc devenu le nouveau chef d'un gouvernement qui n'aura pas le droit de nous décevoir.

Voilà donc deux paradoxes de plus dans la vie décidément mouvementée de la politique belge.

Depuis la démission du gouvernement Leterme, Herman Van Rompuy a bénéficié d'une aura exceptionnelle. Même l'opposition s'est faite élogieuse pour cet homme politique qui se retrouve malgré lui et par la faute du désormais ancien homme fort de son parti sous des projecteurs qu'il n'apprécie guère.

L'homme n'est pas un novice et il n'ignore rien de l'ampleur de la tâche qui l'attend. La crise économique qui frappe le pays n'a pas encore atteint son apogée et les élections régionales qui pointent le bout de leur nez sont deux des principaux obstacles que le gouvernement devra apprendre à gérer très rapidement. La Belgique a besoin de stabilité. Les femmes et les hommes politiques qui composent cet Exécutif remanié n'ont pas - n'ont plus - le droit à l'erreur. Les péripéties du règne Leterme ont largement écorné le crédit d'une classe politique qui nous doit une revanche et qui doit démontrer qu'elle peut se mobiliser pour soutenir l'effort de crise au quotidien des Belges.