Douze caméras tiennent à l'oeil sept sites. Tous des points sensibles de la petite commune

KOEKELBERG Voici près d'un an, le bourgmestre de Koekelberg, Philippe Pivin, lançait un sondage sur la sécurité auprès des habitants de la commune. Gros succès! Ainsi à la question Etes-vous favorable au principe de caméras dans les quartiers les plus sensibles? 84% des sondés ont répondu: Oui!

J'ai voulu écouter les Koekelbergeois, mais il fallait se donner les moyens humains et financiers d'installer un véritable réseau de caméras de surveillance, explique le bourgmestre. De quatre, les stewards sont passés à douze et ont été formés à la manipulation technique et mécanique de ce réseau. Aujourd'hui, douze caméras ont été installées sur sept sites et surveillent ainsi les points sensibles de la commune: square de Noville, la maison communale, l'école Oscar Bossaert, place Simonis, l'athénée royal de Koekelberg, place Van Hoegaerde et le square Félix Vande Sande.

Nous avons été très vigilants quant à la protection de la vie privée, ajoute M. Pivin. Ce réseau possède une technique qui permet de se verrouiller, à savoir que dès que la caméra s'oriente ou tente de zoomer sur une habitation, l'écran bleuit, rendant l'image ni visible, ni enregistrable. Seuls les stewards et quelques policiers sont autorisés à manipuler ce système, mais ne connaissent pas la clé de déverrouillage. Les stewards ont reçu une formation complète afin de gérer le dispatching et ce, 24h/24 et 7j/7. Les stewards connaissent les procédures à suivre selon l'agression. Ils sont en mesure de fournir des indications précises permettant une utilisation plus rationnelle des effectifs et une intervention plus rapide. Coût de l'opération: 170.000 €.

Quant à la thèse que ce réseau ne ferait que déplacer le problème vers les communes limitrophes, je suis bourgmestre de Koekelberg et responsable de la sécurité sur ce territoire. Que les autres agissent, sinon qu'ils assument les conséquences de leur inaction. Je viens de prouver qu'on peut s'intégrer au sein de la réforme des polices, à un niveau préventif plutôt que répressif et ce, avec des moyens communaux.

Johanne Moyart

Douze caméras tiennent à l'oeil sept sites. Tous des points sensibles de la petite commune

KOEKELBERG Voici près d'un an, le bourgmestre de Koekelberg, Philippe Pivin, lançait un sondage sur la sécurité auprès des habitants de la commune. Gros succès! Ainsi à la question Etes-vous favorable au principe de caméras dans les quartiers les plus sensibles? 84% des sondés ont répondu: Oui!

J'ai voulu écouter les Koekelbergeois, mais il fallait se donner les moyens humains et financiers d'installer un véritable réseau de caméras de surveillance, explique le bourgmestre. De quatre, les stewards sont passés à douze et ont été formés à la manipulation technique et mécanique de ce réseau. Aujourd'hui, douze caméras ont été installées sur sept sites et surveillent ainsi les points sensibles de la commune: square de Noville, la maison communale, l'école Oscar Bossaert, place Simonis, l'athénée royal de Koekelberg, place Van Hoegaerde et le square Félix Vande Sande.

Nous avons été très vigilants quant à la protection de la vie privée, ajoute M. Pivin. Ce réseau possède une technique qui permet de se verrouiller, à savoir que dès que la caméra s'oriente ou tente de zoomer sur une habitation, l'écran bleuit, rendant l'image ni visible, ni enregistrable. Seuls les stewards et quelques policiers sont autorisés à manipuler ce système, mais ne connaissent pas la clé de déverrouillage. Les stewards ont reçu une formation complète afin de gérer le dispatching et ce, 24h/24 et 7j/7. Les stewards connaissent les procédures à suivre selon l'agression. Ils sont en mesure de fournir des indications précises permettant une utilisation plus rationnelle des effectifs et une intervention plus rapide. Coût de l'opération: 170.000 €.

Quant à la thèse que ce réseau ne ferait que déplacer le problème vers les communes limitrophes, je suis bourgmestre de Koekelberg et responsable de la sécurité sur ce territoire. Que les autres agissent, sinon qu'ils assument les conséquences de leur inaction. Je viens de prouver qu'on peut s'intégrer au sein de la réforme des polices, à un niveau préventif plutôt que répressif et ce, avec des moyens communaux.

Johanne Moyart