Du haut de ses 1815 mètres, l’Alpe d’Huez a aujourd’hui l’écho d’un mythe bien au-delà de la vallée de l’Oisans. Escaladé pour la toute première fois sur le Tour de France en 1952 (victoire de Coppi), elle a construit sa légende au fil des 29 arrivées d’étapes (dont un contre-la-montre en 2004) en haut de la station du massif des Grandes Rousses. Coppi, Zoetemelk, Hinault, Bugno, Pantani, Schleck ou Pinot : le nom de tous ceux qui ont écrit son histoire en y levant les bras est gravé dans le marbre. Chacun des célèbres 21 virages qui conduisent au sommet est en effet baptisé du nom d’un ancien vainqueur. Comme les grains d’un chapelet s’égrènent entre les mains, les images défilent ainsi dans la tête des milliers de cyclistes amateurs qui s’attaquent à ce que tout le monde appelle affectueusement l’Alpe. De Bourg-d’Oisans, la départementale 211 s’élève pendant 13,8 kilomètres en proposant une pente moyenne de 8,1% (déclivité maximale: 13%). Une montée exigeante rendue encore plus diabolique lorsque le soleil estival vient frapper la roche et transforme le lieu en un véritable four. Trois ans après y avoir fait escale pour la dernière fois (victoire de Thibaut Pinot), le Tour de France y écrira une nouvelle page de son histoire le 19 juillet prochain, lors de la 12e étape de son édition 2018. Zoom sur l’histoire d’une légende