BRUXELLES Ne plus jamais vous faire arnaquer. Désormais, chaque semaine, votre quotidien préféré, en collaboration avec le Crioc, vous donnera les meilleurs conseils pour éviter d'être victime d'une escroquerie. La plainte retenue ce samedi par le Centre de recherche et d'information du consommateur traite d'un cas de vente forcée par correspondance.

Julie (prénom d'emprunt) reçoit une publicité d'une société suisse de vente par correspondance, PROVEA, qui, prétextant des prix avantageux, propose d'acquérir de la lingerie. Le principe est simple : à chaque livraison de marchandise, elle reçoit un nouveau bordereau qui lui permet de refuser la commande suivante.

Le hic : si elle refuse la commande, elle ne reçoit plus de bordereau de refus et se voit ainsi envoyer une nouvelle commande dont les frais de retour sont à sa charge. Sur son site Internet www.provea.com, la société précise : "Suis-je obligée d'accepter le colis suivant ? Non, avec chaque colis, vous recevez un dépliant détaillé en couleurs vous présentant le contenu du prochain colis. S'il ne vous convenait pas et que vous ne souhaitiez pas le recevoir, il suffirait de nous en informer. Il en va de même si vous ne souhaitez plus recevoir les offres de PROVEA".

Alors que la loi du 14 juillet 1991 sur les pratiques du commerce et sur l'information et la protection du consommateur précise qu'"il est interdit de faire parvenir à une personne, sans demande préalable de sa part, un produit quelconque, en l'invitant à acquérir ce produit contre paiement de son prix ou, à défaut, à le renvoyer à son expéditeur, même sans frais". Il est également interdit de fournir à une personne, sans demande préalable de sa part, un service quelconque en l'invitant à accepter ce service contre paiement de son prix. Si vous êtes dans le même cas que Julie, victime d'une escroquerie, envoyez directement une lettre recommandée avec accusé de réception précisant que vous ne désirez plus recevoir des produits non commandés et que la loi du 14 juillet 1991 interdit les achats forcés.

Nawal Bensalemwww.arnaques.be.