Ruquier a créé Grosse chaleur après les événements de l'été

PARIS Écrire une pièce sur un sujet aussi chaud, il fallait oser. Que l'on se rassure, Laurent Ruquier n'a pas désiré rire des personnes décédées suite aux grosses chaleurs de l'été 2003 mais seulement du tollé que cela a provoqué dans l'opinion publique. "Je voulais me moquer de la vacance du pouvoir à ce moment-là et des familles que l'on a un peu trop facilement montrées du doigt. On a dit qu'ils avaient abandonné leurs vieux à Paris durant les grosses chaleurs. C'est un petit peu facile dans le fond car on ne connaît pas l'histoire individuelle qui se cachait derrière les 66 noms de la liste de la Mairie de Paris". Parmi ces personnes, quelques-unes étaient peut-être des Tatie Danielle en puissance.

Pas toujours pris au sérieux dans son rôle d'auteur, Laurent Ruquier à au fil du temps gagner ses lettres de noblesse au théâtre. "J'espère être accepté dans le milieu théâtral. Maintenant d'autres auteurs et metteurs en scène viennent voir mes pièces. Mais il n'y a pas de secret, ils vont surtout vers le succès. Ce qui les intéresse ce n'est pas tellement la pièce mais d'avoir des salles remplies!"

La pièce relate l'épopée d'un fonctionnaire en vacances dans le Lubéron, dans le sud de la France. À la chaleur ambiante s'ajoutent des enquiquineurs qui ont décidé de lui gâcher ces vacances. Danièle Hevenou, Gérard Hernandez, Catherine Arditi et Jean Benguigui seront donc à Bruxelles au théâtre Saint-Michel le 27 et le 28 octobre prochain pour nous présenter la pièce. Au départ, Brigitte Fossey et Pierre Benichou faisaient eux aussi partie de l'aventure mais pour la tournée internationale, ils ont été remplacés par Danièle et Gérard. "Danièle Evenou a plus le sens de la comédie que Brigitte, ce n'est pas une injure de dire cela, elle s'inscrit plus naturellement dans cette pièce que Brigitte pour qui c'était un véritable pari. Elle n'avait jamais fait rire sur scène." La pièce ne perd par de son cachet par ce changement de comédiens.

Laurent a quand même tenu à préciser que "ce n'est pas un spécial canicule pendant une heure et demi. Mais je suis surpris de constater que le thème de la mort soit si présent dans cette rentrée théâtrale, on a peut-être lancé une mode"

Enfin, l'homme aux métiers multiples a créé une autre pièce qui se joue actuellement à Paris. Dans Si c'était à refaire, il traite d'un autre sujet d'actualité, la chirurgie esthétique. Qui a dit que l'actualité si morose ces derniers temps n'apportait rien de bon?

Informations au 02/510.05.60

© La Dernière Heure 2005