MOUSCRON

Le ministre Furlan a cassé la décision prise par le collège de licencier une employée

POLITIQUE Le ministre wallon en charge des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS), a cassé le 23 février la décision prise par le collège communal de licencier Chantal Rooze, ex-cheffe du service de l’enseignement communal. “Votre information est juste”, nous dit son attaché de presse. “D’une part, il n’y a aucune motivation dans la décision prise par le collège. D’autre part, ce n’est pas le collège qui est compétent mais bien le conseil communal.”

Du coup , Chantal Rooze peut récupérer son poste. En septembre dernier, cette dame nous avait reçu chez elle pour nous expliquer son dégoût et sa colère, d’autant plus légitime car elle avait reçu un rapport d’évaluation très positif en juin 2010, soit deux mois avant son licenciement signalé par une lettre recommandée.

Ce rapport était signé par le chef du personnel, Rudy Hespel, et la cheffe du département, Chantal Plouvier, et avalisé par le collège. La raison invoquée par le collège était “incompatibilité constatée dans votre manière de servir avec les méthodes et objectifs de votre hiérarchie”.

Chantal Rooze prétendait être victime de sa proximité avec Jean-Pierre Perdieu (PS), échevin de l’Enseignement public démissionnaire en août.

D’ailleurs, quand l’USC a voté le remplacement de JPP par Annick Saudoyer au poste d’échevinat de l’Instruction publique, elle avait voté contre ”par respect pour M. Perdieu”, avait-elle dit.

C’est une décision qui n’a visiblement pas plu à la nouvelle échevine, qui lui a vite trouvé un remplaçant. “Elle était une très bonne employée mais elle n’assumait pas son rôle de chef de service. Jamais, elle n’a fait rapport sur les agissements de Joseph Slimani comme un chef de bureau aurait dû le faire”, avait répondu Annick Saudoyer.

Une fois de plus, le collège a fauté. Nul doute, l’opposition l’attendra lors du prochain conseil communal.

Cédric Ketelair