Un livre sur les richesses de cette famille sert la campagne du PTB

LA LOUVIÈRE SAFEA, l'usine de fabrication d'engrais azotés à Houdeng-Goegnies. Le lieu offre un terrain idéal à Marco Van Hees pour la présentation d'un ouvrage sur la famille Boël. Un ouvrage riche de 220 pages, intitulé La Fortune des Boël, un énorme patrimoine, une immense dette sociale. Le bouquin décrit dans sa première partie la fortune des Boël, chiffres à l'appui.

"Il aborde, dans la deuxième partie, les origines de cette fortune, souligne l'auteur. Il met en évidence le contraste entre une population appauvrie socialement, atteinte de pathologies, et l'immense fortune de la famille."

La troisième partie, proche des thèses du PTB, dont l'auteur fait partie - il est d'ailleurs dernier candidat sur la liste menée par le docteur Jan-Harm Keijzer, à La Louvière - s'attarde sur la mise en oeuvre d'un impôt sur les grosses fortunes.

"Safea constitue l'un des terrains par lequel la famille Boël a pu s'enrichir, souligne Marco Van Hees. Ce site (parmi les plus pollués de Wallonie, NDLR), constitue la dette sociale des Boël. Nous voulons mettre en place un impôt sur les grosses fortunes. On ne vise pas spécifiquement les Boël. Ils sont de la région. En 2006, les Boël ont touché 25 millions d'euros de dividendes. Leur fortune est estimée à 818 millions d'euros."

Selon le PTB, si l'on prélevait 2 % de la tranche supérieure à 750.000 euros, on pourrait obtenir 162 millions d'euros par an. "Cela servirait d'une part au refinancement de la sécurité sociale et, pendant 12 ans, à la construction de 2.000 logements sociaux à La Louvière, sans même tenir compte des loyers."

F. Sch.