Le crâne,

une mâchoire,

une barrette

de cheveux et trois disques lombaires!

BAZEILLES Il pleure, Brice Longhini, quand il nous dit le peu retrouvé le mois passé chez nous, en Belgique, de sa belle-fille, Mananya Thumpong, qui avait 13 ans.

Brice tient un restaurant sur la place de Bazeilles.

Bazeilles, c'est près de Sedan.

Un jour de mai 2000, Céline Saison, la première, disparaît à Charleville-Mézières. Son cadavre est retrouvé en Belgique deux mois plus tard. On croit alors à une affaire isolée.

Mais l'année d'après - le 5 mai 2001 -, c'est sa belle-fille, Mananya, 13 ans, qui se volatilise. Rue Carnot, à 400 m de la médiathèque où la jeune fille avait passé l'après-midi et rentrait seule chez elle à la maison.

Dix mois de faux espoirs puis ce dénouement affreux. Tout récemment, le 1er mars, ses ossements sont retrouvés près de Bouillon, encore en Belgique.

Puis cette nouvelle tentative de rapt que nous révélons, le 16 mars dernier, à La Chapelle, à nouveau près de Sedan. Brice fait parler sa colère. Des Belges? Des Français? Qu'importe! Des crapules! Des fils de p..., des ordures de salauds : il parle d'eux au pluriel.

Hasard incroyable: il y a vingt ans, Brice a suivi le procès de Patrick Henry, un tueur de gosse... qui vient de sortir de prison et a même écrit un livre qui sera un best-seller. Tout ça me fait vomir, dit-il.

Bazeilles. Nous sommes à 20 km de la frontière belge. Mais encore à l'âge du silex en matière de recherche d'enfants disparus: La gamine a disparu un 5 mai. Les premiers flics à bouger leur c..., ceux du SRPJ de Reims, sont arrivés le 9 et ont commencé l'enquête le 10. Avant ça, on nous répétait au commissariat de Sedan que c'était une fugue et qu'on n'allait tout de même pas déranger le procureur de la République pour une fugue...

A l'écouter, nous croyons entendre Gino Russo et Jean-Denis Lejeune en juin 1995.

De Mananya, les policiers belges ont donc retrouvé six morceaux d'os, de la laine de son pull, son top, l'écharpe, la montre et une bague. Mais pas son sac Nike, ni ses clés, sa veste, son pantalon, les bas, les souliers et les sous-vêtements.

En 6e au Collège Nassau, Mananya était excellente élève. Sa mère - bouddhiste - l'avait surnommée Eyes. Yeux. C'est ce que Kaniavat a d'abord vu à sa naissance: les yeux du bébé. Sa maman, qui allait très mal, vient de consulter un vénérable, à Paris. Celui-ci lui a promis que sa fille allait bien dans sa nouvelle vie et qu'elle vivait désormais dans un bon cercle. Depuis, Kaniavat va mieux.

Ce n'est pas le cas de Brice qui nous dit encaisser le contrecoup six semaines après la découverte des ossements à Nollevaux, près de Bouillon. Mananya, dit-il, rêvait de devenir hôtesse de l'air. Il voudrait profiter de la campagne présidentielle non pas pour rétablir la peine de mort, mais pour lancer un référendum sur la peine de mort pour les tueurs d'enfants. Brice Longhini invite le public belge à lui écrire: Mananya, BP 100, 08140 Bazeilles, France.

Le crâne,

une mâchoire,

une barrette

de cheveux et trois disques lombaires!

BAZEILLES Il pleure, Brice Longhini, quand il nous dit le peu retrouvé le mois passé chez nous, en Belgique, de sa belle-fille, Mananya Thumpong, qui avait 13 ans.

Brice tient un restaurant sur la place de Bazeilles.

Bazeilles, c'est près de Sedan.

Un jour de mai 2000, Céline Saison, la première, disparaît à Charleville-Mézières. Son cadavre est retrouvé en Belgique deux mois plus tard. On croit alors à une affaire isolée.

Mais l'année d'après - le 5 mai 2001 -, c'est sa belle-fille, Mananya, 13 ans, qui se volatilise. Rue Carnot, à 400 m de la médiathèque où la jeune fille avait passé l'après-midi et rentrait seule chez elle à la maison.

Dix mois de faux espoirs puis ce dénouement affreux. Tout récemment, le 1er mars, ses ossements sont retrouvés près de Bouillon, encore en Belgique.

Puis cette nouvelle tentative de rapt que nous révélons, le 16 mars dernier, à La Chapelle, à nouveau près de Sedan. Brice fait parler sa colère. Des Belges? Des Français? Qu'importe! Des crapules! Des fils de p..., des ordures de salauds : il parle d'eux au pluriel.

Hasard incroyable: il y a vingt ans, Brice a suivi le procès de Patrick Henry, un tueur de gosse... qui vient de sortir de prison et a même écrit un livre qui sera un best-seller. Tout ça me fait vomir, dit-il.

Bazeilles. Nous sommes à 20 km de la frontière belge. Mais encore à l'âge du silex en matière de recherche d'enfants disparus: La gamine a disparu un 5 mai. Les premiers flics à bouger leur c..., ceux du SRPJ de Reims, sont arrivés le 9 et ont commencé l'enquête le 10. Avant ça, on nous répétait au commissariat de Sedan que c'était une fugue et qu'on n'allait tout de même pas déranger le procureur de la République pour une fugue...

A l'écouter, nous croyons entendre Gino Russo et Jean-Denis Lejeune en juin 1995.

De Mananya, les policiers belges ont donc retrouvé six morceaux d'os, de la laine de son pull, son top, l'écharpe, la montre et une bague. Mais pas son sac Nike, ni ses clés, sa veste, son pantalon, les bas, les souliers et les sous-vêtements.

En 6e au Collège Nassau, Mananya était excellente élève. Sa mère - bouddhiste - l'avait surnommée Eyes. Yeux. C'est ce que Kaniavat a d'abord vu à sa naissance: les yeux du bébé. Sa maman, qui allait très mal, vient de consulter un vénérable, à Paris. Celui-ci lui a promis que sa fille allait bien dans sa nouvelle vie et qu'elle vivait désormais dans un bon cercle. Depuis, Kaniavat va mieux.

Ce n'est pas le cas de Brice qui nous dit encaisser le contrecoup six semaines après la découverte des ossements à Nollevaux, près de Bouillon. Mananya, dit-il, rêvait de devenir hôtesse de l'air. Il voudrait profiter de la campagne présidentielle non pas pour rétablir la peine de mort, mais pour lancer un référendum sur la peine de mort pour les tueurs d'enfants. Brice Longhini invite le public belge à lui écrire: Mananya, BP 100, 08140 Bazeilles, France.