Dans les pages du livre comme en interview, Bruel passe de la malice à la retenue en un battement de cils. Il dit être “très nostalgique”, mais quand on prononce le mot “mélancolie”, il acquiesce. “La nostalgie de certains moments vécus, de souvenirs de choses, je suis beaucoup sur ça… C’est joli comme vous dites les choses. Ma nostalgie, elle est agréable, positive. C’est la saudade, comme on dit en brésilien. Mais soudain, c’est tellement agréable, qu’arrive cette petite nappe de mélancolie…”

Pourtant, se replonger dans ses souvenirs, le temps d’un livre, n’a pas été un exercice difficile pour Bruel. “Je n’ai de difficulté avec aucun sujet”, dit-il. “On me parle beaucoup de mon père, mais je n’ai pas de problème avec ça. En revanche, il y a des choses que je ne veux pas voir écrites, parce que ça leur confère un caractère définitif.”

I. M.