Six restaurants du centre-ville viennent de recevoir le label Plat Net Santé

SANTÉCHARLEROI La Ville de Charleroi, via son échevinat de la Santé, relance le label Plat Net Santé. Créé en décembre 2011, il encourage les restaurateurs carolos à proposer des plats cuisinés sainement dans leur établissement. Lors de son lancement, neuf restaurants avaient reçu le label. Mais, ensuite, l’initiative est tombée en désuétude. La volonté de la ville est donc de rebooster le concept.

Hier, Le Bistro, le restaurant La Côte à l’os, Chez Duche, Il Duomo, Le Piccolo Bar 2 et L’Entrague ont été labellisés pour 2013. “Ils proposeront une ou deux entrées, plats et desserts respectant plusieurs critères”, précise la présidente de l’Association des diététiciens indépendants de Charleroi (Adic), Céline de Sart. “Plus ils mettront de légumes, mieux ce sera. Ils doivent utiliser moins de sel et privilégier les épices, herbes et aromates.”

Les matières grasses telles que le beurre et la crème fraîche sont à proscrire. Toute sauce et vinaigrette seront servies à part afin que le client dose selon son envie. Les plats labellisés ne pourront pas non plus contenir d’aliments fris. “Ce ne sont pas des plats light mais sains”, tient à préciser Céline de Sart. “Quand une personne va au restaurant, c’est pour y prendre du plaisir et non se priver. La population conserve une image tronquée de la diététique. Ce n’est pas manger du pain sec et de l’eau. On peut déguster des plats savoureux tout en faisant attention à sa santé.”

À Charleroi comme ailleurs en Belgique, les maladies cardiovasculaires sont la cause première des décès. Les pouvoirs publics ont donc un rôle à jouer dans la prévention de celles-ci.

La ville espère que la labellisation Plat Net Santé s’étendra à l’avenir sur les 15 anciennes communes de l’entité. “Le plus important est de faire connaître cette initiative auprès des autres restaurateurs et des consommateurs”, indique Michèle Lejeune, responsable du service Santé de la ville. “L’un des avantages de la formule est d’attirer un nouveau type de clientèle dans les établissements.”

Marie Adam