Le gardien du Sporting Charleroi a fait fi de sollicitations diverses

CHARLEROI Découvert en décembre dernier, le gardien français Bertrand Laquait, qui était en quelque sorte arrivé de Nancy à la rescousse, s'est rapidement imposé comme l'un des meilleurs du pays. Au point de susciter les convoitises dont un intérêt prononcé de la part d'Anderlecht. Mais c'est bien avec Charleroi que Bertrand Laquait poursuivra le renouveau de sa carrière

«Des clubs belges et français se sont manifestés mais pas toujours directement à moi. C'est le cas notamment du Sporting bruxellois auquel il est difficile de refuser une offre mais je suis sous contrat au Mambourg jusqu'en juin 2004 si bien que le prix de mon transfert s'avérait logiquement une barrière. De toute façon, je ne suis animé d'aucun état d'âme particulier. Au contraire je suis content de continuer avec un club auquel je dois beaucoup. D'autant que nous évoluons sur base d'une confiance mutuelle. La question de mon départ ne se posait pour ainsi dire pas et désormais, mon souhait est de connaître avec Charleroi une saison plus réjouissante que la dernière.»

La preuve que Bertrand Laquait fait l'unanimité auprès de ses employeurs hennuyers c'est qu'on lui avait attribué le maillot frappé du numéro 1: «C'était celui qui revenait à Istvan Dudas vers lequel je me suis directement tourné. Étant donné qu'il a manifesté le désir de le conserver, j'ai décliné l'offre. Je ne me sens pas plus dans la peau d'un titulaire potentiel que dans celle du numéro 2 que j'étais quand je suis arrivé ici. Comme c'est le cas pour d'autres postes au sein de notre équipe, l'essentiel c'est que la concurrence soit saine. Et elle l'est. Je constate que nous avons abordé cette saison avec une excellente mentalité dans la mesure où nous positivons tous. Cela étant, je sais parfaitement que les trois premiers matches du championnat que Charleroi disputera face au Lierse, en déplacement à Genk et face au CS Bruges, seront déterminants. Ils conditionneront notre parcours si bien qu'il ne faut surtout pas nous laisser influencer par un avenir apparemment prometteur. Nous ne pouvons atteler la charrue avant les boeufs!»

Un mot sur l'indéniable francisation du Sporting: «Il s'agit d'un souhait de nos dirigeants et a priori c'est plutôt une bonne chose. Déjà il n'existe chez nous aucun problème de communication. Cela étant, nous ne sommes encore nulle part. Certes, le groupe prend forme mais il est trop tôt pour prétendre que l'osmose est en place car il faudra que les renforts et les anciens s'entendent aussi bien sur le terrain que lors d'une période de préparation qui se passe, il est vrai, très bien. Si la mayonnaise prend, tout ira très bien!»

Réhabilité avec Charleroi après une période de doute (le gardien français a été opéré des ligaments croisés du genou), solidement installé comme pièce maîtresse de l'équipe que dirigera Dante Brogno et un statut de papa programmé au mois de décembre prochain. 2003 s'annonce d'un grand cru pour Bertrand Laquait!

© Les Sports 2003