Deux employés ont également été licenciés

ANTIRACISME BRUXELLES Le Mrax, un mouvement créé en 1966 et qui a pour but la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, est en crise depuis des mois. Les causes en sont diverses et variées. Grève, perte de subsides, licenciement, plainte, menaces, tension, employés mécontents et direction décriée… Plus rien n’allait au sein du mouvement. Aujourd’hui et dans le but d’aller de l’avant, le Mrax se sépare de son directeur général, Radouane Bouhlal.

En décembre 2011, les travailleurs menaient une grève spontanée à la suite du licenciement d’un de leurs collègues. Ils réclamaient la réintégration de celui-ci, mais pas seulement, ils exigeaient également la démission de Radouane Bouhlal, ancien président, devenu alors directeur. Il est, selon les grévistes, le principal responsable de la mauvaise gestion du Mrax.

Les critiques et accusations à l’encontre de M. Bouhlal n’auraient pas cessé depuis. Elles auraient même dégénéré.

En effet, un délégué syndical aurait agressé physiquement le directeur devant témoin ce mardi. “Cette agression physique est pour le directeur la goutte de trop, particulièrement après cette dernière année où il fut systématiquement l’objet de violences verbales, d’attaques ad hominem...”, indique Tommy Bui, président du Mrax.

L’auteur de l’agression ainsi qu’un travailleur au comportement particulièrement hostile à l’égard de Radouane Bouhlal ont été licenciés. Mais ne pouvant se résoudre à se séparer d’autres employés, jugés par le directeur comme contribuant à entretenir le climat qui a permis un tel acte, le conseil d’administration a dû prendre ses responsabilités et trancher. Radouane Bouhlal s’est vu licencié au terme de cette réunion pour différends inconciliables.

L’ex-directeur n’a pu être joint pour commenter cette éviction.

Les deux intéressés, eux, ont décidé de porter plainte pour licenciement abusif. Malamine Fadiaba se défend de l’avoir physiquement agressé. Il prétend au contraire ne pas avoir répondu aux provocations de ce dernier. De plus, il accuse Tommy Bui, seul témoin de la scène, d’avoir livré un faux témoignage.

Nisrine Ettouzani

Radouane Bouhlal était un président puis un directeur du Mrax très contesté.