Bowling

Une fiction humoristique en demi-teinte

Comédie

Réalisé par Marie-Castille Mention Schaar

Avec Catherine Frot, Mathilde Seigner, Firmine Richard, Laurence Arné

Durée 1 h 30

mathilde (Mathilde Seigner), Firmine (Firmine Richard) et Louise (Laurence Arné) vivent toutes les trois au cœur de la Bretagne, à Carhaix. Amies et collègues, deux passions les réunissent : les accouchements et le bowling. Arrive ensuite Catherine (Catherine Frot), RDH, qui a pour mission de restructurer l’hôpital et fermer la maternité, faute d’argent. D’abord rigide, Catherine va peu à peu adhérer à la culture bretonne et se joindre au trio du bowling. Les quatre femmes, opposées par leurs idées et leurs origines, vont s’unir pour défendre la maternité en voie de fermeture, et leur place au classement de bowling.

très moyen.

C’est avec un certain humour que Marie-Castille Mention Schaar nous présente son deuxième film, dont le rire est sans aucun doute le plus gros atout. Le jeu des acteurs est crédible, et Catherine Frot surtout se détache du lot.

Les débuts du film sont malheureusement un peu longs et l’intrigue, tardive. Quand elle arrive enfin, c’est pour montrer une culture bretonne un peu trop poussée. Les préjugés sont, quant à eux, amusants mais pas vraiment indispensables. Le film se termine par une touche émouvante, alors que ces quatre femmes différentes en tous points s’unissent pour défendre un même idéal.

Chloé Vanden Berghe

Paris Manhattan

Dans l’ombre de Woody

Comédie romantique

Réalisé par SOPHIE LELLOUCHE

Avec ALICE TAGLIONI, PATRICK BRUEL, MARINE DELTERME, MICHEL AUMONT

Durée 1 h 17

elle est belle, elle est pharmacienne, elle est seule. Depuis toujours, la merveilleuse Alice a du mal à se lier, préférant se réfugier dans ses rêves, ses livres et son dialogue imaginaire avec un certain Woody A., cinéaste américain à grosses lunettes qui a su mettre dans ses films tout ce qu’Alice ne trouve pas dans la vraie vie. Son père, pharmacien lui aussi, essaie par tous les moyens de lui trouver un compagnon, pour la plus grande colère d’Alice. Jusqu’au jour où elle croise le chemin d’un certain Victor, juif comme elle, mais ne croyant en rien ou presque et qui rêve, de son côté lui aussi, à l’amour…

Alice Taglioni a beau sortir ses plus jolis sourires, creuser ses magnifiques fossettes, on n’arrive pas à se laisser embarquer dans cette histoire d’amour dont on sait, depuis la première image, qu’elle va bien finir. Certes, il y a quelques moments sympathiques, parce qu’un peu délirants (la visite des parents dans l’appartement de l’autre fille est assez cocasse), mais, l’un dans l’autre, on n’entre pas dans cette histoire qui, de plus commence 15 ans plus tôt, avec une actrice déguisée comme une vieille ado. Bruel, de son côté, porte le rôle de Victor comme un boulet qu’il regrette d’avoir accepté. On ne le sent jamais heureux et, du coup, il n’est jamais léger. Dommage. I.M.

Le Lorax

Une fable magnifique sur l’écologie

Dessin animé

Réalisé par Chris Renaud

Avec les voix d’Alexandra Lamy,

Kev Adams, François Berléand

Durée 1h27

aux yeux de ses habitants, Thneedvile tient du paradis terrestre. Entièrement en plastique, elle ne contient pas le moindre élément naturel susceptible de salir la perfection artificielle. La pollution ne préoccupe personne : il suffit d’acheter de l’air frais en bouteille pour respirer tranquillement. Seule Audrey rêve de pouvoir admirer un arbre. Un vrai. Malgré les interdictions, son soupirant, Ted, quitte l’enceinte de la cité à la recherche d’un peu de verdure. Sans en trouver. Il y a très longtemps, le Gash-Pilleur a tout rasé pour fabriquer un produit hyperpopulaire… en dépit de son inutilité.

jubilatoire.

Les adaptations cinématographiques des œuvres du Dr Seuss ont généralement débouché sur des comédies assez lourdes. Le Grinch ou Le Chat chapeauté sont là pour en témoigner. Mais toute règle a son exception. Et pour le Dr Seuss, elle s’appelle Le Lorax. Cette boule de poils va faire fondre les tout petits. Visuellement, c’est enchanteur. Et, pour une fois, toute cette beauté n’est pas mise au service d’une morale sirupeuse. Des messages délivrés avec humour (la grand-mère est géniale), légèreté et un sens du spectacle rafraîchissant. N’hésitez pas à partir à la rencontre du Lorax avec vos enfants : ce n’est que du bonheur.

P.L.