Son arrivée à Charleroi a fait l’objet d’un accord politique

Dans l’élan du moment, hier, et dans l’enthousiasme que peuvent susciter les inaugurations, Jean-Claude Marcourt a annoncé la prochaine installation des services du FNRS à Charleroi.

Cela, après avoir évoqué sa volonté de décloisonner les enseignements, entre hautes écoles et universités. Étonnement apparent (et bien joué ?) du côté du bourgmestre Paul Magnette, qui n’a pourtant pas manqué embrayer sur ce bonheur ministériel, non sans faire savoir que cet heureux résultat avait aussi été l’affaire de Jean-Marc Nollet, le ministre en charge de la Recherche. Alors, surprise ? Anticipation ? Jean-Marc Nollet, contacté par nos soins, ne nie pas. Il confirme, mais il tempère quelque peu.

Oui, il y a bien eu accord au sein du gouvernement de la Communauté française, pour que le FNRS décentralise vers Charleroi ses effectifs administratifs, qui représentent une cinquantaine de personnes. “Le montage de cette arrivée est en cours, explique-t-il, et Charleroi dispose d’atouts évidents, dont le premier est de ne pas être marqué par un réseau ou par une université. Charleroi, à cet égard, est ouvert et disponible.”

Pour Jean-Marc Nollet, cette arrivée est dans la logique de ce qui a déjà été négocié à propos de la Cité des Métiers avec un apport de trente millions. “Sur le terrain, cela doit permettre de reconfigurer entièrement l’esplanade Solvay, entre Roullier et le BPS 22”, ajoute-t-il.

Le tout, dans l’optique de la revitalisation d’un quartier pour lequel ce ne sera pas un luxe. Dans quels délais ? Il n’est actuellement pas possible de le préciser, parce que tout le montage préalable doit encore être effectué, notamment sur le pan financier.

Le tout doit se concrétiser après le départ de ces services du FNRS de là où ils sont actuellement établis, rue d’Egmont, à deux pas du quartier européen de Bruxelles. Mais bon… Qu’un accord politique ait pu être obtenu peut-être considéré comme une heureuse nouvelle dans un combat où, de l’aveu même de Paul Magnette, Charleroi n’y croyait pourtant pas trop, au départ.

P.MK.