Un vestige de la bifurcation sud de l'ancienne ligne KW au centre des défenses antichars

WATERLOO Qui savait qu'il y avait là un bunker? Sans doute les anciens Waterlootois, les Auterlootis comme on les appelle. Les autres en avaient perdu la trace. Comme l'échevin du Tourisme, Yves Vander Cruysen, un féru d'histoire locale, qui n'en avait jamais entendu parler.

Ce bunker se trouve sur un terrain sis entre la chaussée de Bruxelles et le clos des Rocailles, pratiquement à l'arrière de l'école communale de Mont-Saint-Jean. Envahi par les lierres, il devait passer inaperçu jusqu'à ce que l'on démolisse les établissements Binks, spécialisés dans la peinture de carrosserie, afin d'y aménager ce qui doit devenir le nouveau magasin Colruyt. Le bunker est alors réapparu au grand jour.

Selon Robert Pied, un Grézien spécialiste de la ligne KW, cette ligne de défense au centre des défenses antichars qui porte le nom de K pour Koningshooyckt et de W pour Wavre, ce bunker fait partie de ce que l'on pourrait appeler la bifurcation sud de cette ligne qui remontait jusque Ninove.

Dans son livre Wavre, centre antichar, il explique que cette ligne KW, appelée aussi Ligne de fer devait être prolongée de 60 km pour boucler la protection de Bruxelles par le sud. De plus, la ligne KW était appuyée par une position de seconde importance, appelée A.N., partant de Rhode-Saint-Agathe, à l'intersection de la Dyle et de la Lasne, pour aboutir à Waterloo, en tirant profit des possibilités d'inondations que pouvaient offrir la Lasne et le ruisseau d'Argent (ou Argentine).

Je connais l'emplacement de deux ou trois bunkers à Waterloo, nous indique Robert Pied. Ils avaient un camouflage un peu particulier, à savoir que des cloques de béton avaient été ajoutées sur le bétonnage lisse.