Au pays des Maghiens, s'il pleut, c'est que tout va bien

MORLANWELZ Les Maghiens, c'est... comment dire... un croisement entre Casimir et Alf, à moins que ce ne soit entre un marsh -mallow et un bibendum. Si vous le demandez à Didier Maghe, qui les a rencontrés, il vous dira qu'ils sont là sans être là, qu'on ne les aperçoit seulement si l'esprit ne veut pas sourire.

Quand ils sont près de nous, et que nous ne sommes pas biens, ils absorbent nos malheurs. Alors ils gonflent, ils gonflent, les Maghiens. Et puis ils n'éclatent pas, non, les Maghiens, ils pleuvent du bonheur au moyen d'une antenne paralibère.

Depuis qu'il les a rencontrés à Morlanwelz, ou plutôt qu'ils sont venus à lui, voici une dizaine d'années, l'artiste plasticien a changé de nom. "On m'appelle le Maghien", dit-il. "Ils sont nés voici des millions d'années. Avant même les dinosaures. Ils viennent d'une planète très loin dans l'univers et sont éternels."

Parce qu'il ne savait pas de quoi ils avaient l'air, Didier Maghe a d'abord commencé à les peindre, ses drôles de lutins. Puis à mesure que leurs formes prenaient corps, il les a sculptés : en céramique. Petits, grands, boxeurs, haltérophiles, observateurs, fontaines, etc. Il exposera même ses Maghiens au Mundanéum. Les Maghiens de Didier servent également à des animations dans les écoles, "pour enseigner les valeurs humaines, l'équilibre, le bonheur de soi et le respect des autres".

Les 8 et 9 novembre, le Maghien ouvrira son atelier au public de 10 h à 18 h, à l'occasion du Week-end Wallonie accueil. Le 13 novembre, il présentera une nouvelle étape de son travail : deux livres de contes, l'histoire du transfert de Dédé au pays des Maghiens, à la bibliothèque de Morlanwelz.

Au risque de paraître illuminé, Didier Maghe en maghiasserait pendant des heures. Il rêverait même d'en faire un dessin animé...

F. Sch.Infos : 064/44.11.12 et www.maghe.info.

Pour être heureux, il faut que les Maghiens pleuvent. Didier Maghe a été choisi par ces êtres extraordinaires. (SCHIAVETTO)