L’ancienne fleurettiste Nele Schouterden joue le rôle de Jean Colot au Vlaamsche Schermbond

KURINGEN Ancienne fleurettiste, compagne de Marc Pichon, Nele Schouterden est DT de la ligue flamande. Si le Sud a misé sur le fleuret et l’épée pour organiser un centre de haut niveau (avec les soucis financiers exposés ci-dessus), le Schermbond, lui, a décidé de tabler sur le sabre. “La Topsportschool en est à sa 3e année d’existence et je commence à être satisfaite de la tournure que prennent les événements”, entame Nele. “Le cadet première année qu’est Devos Pieter est très prometteur.”

Et s’ils ne sont que quatre, jusqu’à présent, ils bénéficient d’un encadrement remarquable, avec Pol Corteyn comme coach et Yannick Germeau com- me préparateur physique. “Un diététicien et un psychologue sont aussi mis à disposition. Les jeunes s’entraînent 15 h par semaine. On a aussi décidé de mettre l’accent, pour les plus jeunes qui entrent dès la 1re secondaire, sur divers aspects autres que le technique. On s’est rendu compte qu’avec l’école franco-belge de l’escrime, le jeune qui débarquait sur le circuit avait un bagage technique remarquable, mais se faisait cueillir par les Italiens, Polonais ou Allemands, bien plus rapides que lui. Aussi travaille-t-on avant tout désormais, pour les plus jeunes, des notions de distance, vitesse et tempo, avant d’envisager l’aspect technique de l’escrime.”

Envisager ce type d’école du sport pour les autres armes est utopique en l’état actuel. “Nous n’avons pas assez d’argent”, poursuit Nele. “Et puis, du côté francophone, cela existe déjà. Non, ce qu’il faut – mais cela paraît aussi utopique –, ce serait d’avoir des centres de haut niveau nationaux. Mais pour cela, il faudrait que le tireur s’affilie à l’autre Ligue.”

Il semble que dans certaines disciplines, et pour le bien du sportif, des passerelles existent. Le gymnaste Gilles Gentges s’entraîne à Gand tout en conservant le soutien de l’Adeps.

J. B.